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Aujourd’hui, Newsyoung est Charlie

Aujourd’hui, Newsyoung est Charlie

En ce mercredi 7 janvier 2015, une atmosphère lourde plane en France, et tout particulièrement dans les rédactions, qu’elles soient web, papier, radio ou de télévision. Le monde de la Presse vient de perdre un Grand Frère, Charlie Hebdo, qui n’a jamais reculé devant le risque d’une attaque comme celle qui a eu lieu aujourd’hui.

En allumant France Info, les premiers frissons traversent tout le corps. Les notifications que Le Monde envoie depuis le milieu de la matinée prennent un sens particulier. Entendre les spécialistes commenter cette fusillade rend la scène encore plus réelle aux oreilles des auditeurs, les articles que l’on peut lire glacent un peu plus le sang et la vidéo de l’événement qui circule sur les réseaux sociaux fait monter les larmes aux yeux. Ouvrir une page internet devient un supplice. Les photos de Charb pleuvent, ses citations aussi… Alors, on se dit que non, ce n’est pas possible, ils n’ont pas pu faire ça. Non, on n’y croit pas et on espère que Charlie Hebdo paraîtra pour la deuxième fois en 2015 la semaine prochaine.

Et puis, en tant que jeunes journalistes, on se pose des questions. Pas sur notre vocation, mais sur la manière dont nous devons saluer le courage et le travail des caricaturistes. Dès les minutes qui suivent les premiers flashs infos, une première publication sur notre groupe Facebook arrive, suivie d’une pluie de commentaires. La question se règle tandis que les photos « Je suis Charlie » apparaissent sur chacun de nos murs.

Ce que ce drame doit nous apprendre, c’est que tous les extrémismes, les amalgames et les préjugés sont à combattre avec la même force. C’est l’enjeu des prochains jours : réussir à faire du combat contre le terrorisme une lutte qui unisse les Français. Rassembler doit être le maître mot des médias et relève d’une parole politico-médiatique que la France entière attend. Les Français ne veulent plus de grands discours démagogiques, de grands mots qui s’envoleront demain ou dans un mois, une fois le drame passé.

Charb était sous surveillance rapprochée depuis 2011, après ce numéro spécial dans lequel avait été publié une caricature de Mahomet. Un an plus tard, il déclarait au Monde, « Je n’ai pas de gosses, pas de femme, pas de voiture, pas de crédit. C’est peut-être un peu pompeux ce que je vais dire, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux ». Trois ans plus tard, il meurt, debout, mais plus que tout attaché à la liberté d’expression et au combat contre l’obscurantisme, quelle qu’en soit la source.

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