NEWSYOUNG
Now Reading:

« Baleine de Londres  » et autres faux-pas

« Baleine de Londres  » et autres faux-pas

L’affaire de « la Baleine de Londres » toucherait à sa fin. Les autorités boursières américaines (Securities and Exchange Comission) et britanniques (Financial Conduct Authority) s’apprêteraient ainsi à infliger de lourdes amendes à l’encontre de JP Morgan Chase. Selon l’agence Bloomberg, cette sanction pourrait tomber à la mi-septembre.

Petit rappel. Début 2012, le trader français Bruno Iksil, basé à Londres, engendre des pertes de courtage s’élevant à près de 6,2 milliards de dollars (4,5 millairds d’euros) à la banque new-yorkaise à cause de positions « énormes » et « très risquées » prises sur les marchés des produits dérivés européens. Il a misé principalement sur la bonne santé des entreprises américaines, tout en vendant, en quantités astronomiques, des contrats d’assurance permettant de se couvrir contre leur banqueroute.

Surnommé « la baleine » de par l’ampleur de ses paris, Bruno Iksil ne devrait pas être poursuivi par les autorités américaines puisqu’il n’a cessé d’alerter sa hiérarchie quant aux risques liés à ses positions; selon certaines sources, il aurait passé un accord amiable avec le département américain de la justice (DoJ).

Toutefois, si le trader français a pu échapper aux poursuites pénales, il n’en est pas de même pour deux de ses anciens collègues, à savoir le français Julien Grout, « junior trader » d’Iksil, et l’espagnol Javier Martin-Artajo, quant à lui superviseur direct de « la baleine ». En effet, mi-Août le parquet de New-York les a inculpé pour fraude informatique et falsification de comptes. Ces manipulations leur auraient permis de minimiser et dissimuler des pertes de centaines de millions de dollars. Les deux traders encourent respectivement 20 ans de prison et 5 millions de dollars d’amende.

A noter également que la première banque américaine en terme d’actifs fait l’objet de multiples enquêtes ces derniers mois ; l’une d’entre elles est menée par la Federal Energy Regulatory Commission (FERC), laquelle l’accuse d’avoir manipulé à la hausse le prix de l’énergie en Californie et dans le Midwest entre septembre 2010 et juin 2011, et ce, à cinq reprises.

De même, la JP Morgan Chase est ciblée dans « [les] enquêtes à la fois civile[s] et pénale[s] du ministre de la Justice du district Est de la Californie à propos de titres obligataires adossés à des prêts immobiliers titrisés et vendus par la firme et ses filiales » durant la crise des subprimes. Ainsi, le 21 Août, la banque d’affaires a été condamnée à rembourser 50 millions de dollars au milliardaire Len Blavtnakik, propriétaire de Warner Music, qui estimait avoir perdu plus de 100 millions de dollars à cause des placements risqués de JP Morgan Chase.

Sources :

LA « BALEINE DE LONDRES » : HYPOCRITEMENT MAIS DÉONTOLOGIQUEMENT

http://www.letemps.ch/economie_finance

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/14/finance-la-baleine-de-londres-echappe-aux-poursuites-aux-etats-unis_3461138_3234.html

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/27/etats-unis-jpmorgan-condamnee-a-payer-le-milliardaire-len-blavatnik_3466803_3234.html

Share This Articles
Written by

Lycéenne. Dingue de finance.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Input your search keywords and press Enter.