Salut ! Salut !

Basket : Les Bleus en mission commando

Récents / Sport / 4 juillet 2016

17 septembre 2015. Pas loin de minuit. La France craque en demi-finales de son Eurobasket face à l’ennemi juré hispanique après une prolongation étouffante. Malgré 27000 supporters tous acquis à leur cause, les tricolores n’ont pas su contenir Pau Gasol et sa troupe. Plus que les chances de sacre à domicile qui s’envolent, c’est le Corcovado qui s’éloigne des Bleus. La sélection de Vincent Collet doit passer au révélateur d’un Tournoi de Qualification Olympique.

Ces tournois rassemblent les équipes ayant des résultats aux compétitions continentales trop légers pour garantir une qualification directe aux JO mais suffisants pour gagner une seconde chance, avec à la clef un nombre de place(s) dérisoire pour la meute de prétendants. Dix huit équipes séparées en trois tournois se disputeront les trois derniers sésames. Revue de troupe de l’équipe de France de basket masculine à l’approche imminente du début des hostilités à Manille.

Si l’objectif est clair, les fins pour y parvenir le sont beaucoup moins. Quels joueurs ? Quelle nouvelle philosophie ?
Pour disposer tour à tour des locaux philippins et de la Nouvelle-Zélande puis – en cas de succès – croiser le fer avec la Turquie, les lions Sénégalais ou les Canadiens, l’équipe de France devra s’appuyer sur son nouvel homme fort, Nando de Colo.

Nando De Colo, le nouvel homme fort de l'équipe de France.

Nando De Colo, le présent et le futur de l’équipe de France.

Celui qui s’est affirmé avec son club du CSKA Moscou comme le meilleur joueur européen actuel sera appelé à être le nouveau fer de lance de l’équipe, au relais d’un Tony Parker sur le déclin en NBA et à la peine lors de l’Eurobasket. Reste à savoir si ce dernier est prêt à lâcher les rênes. Face à des adversaires au complet, l’équipe de France devra vaincre ses vieux démons. Pour ce faire, le staff technique a fait appel à du sang neuf. Les jeunes soldats Kim Tillie, auteur d’une belle progression cette année en Espagne et Adrien Moerman, dominateur dans le championnat turc seront amenés à montrer les crocs et apporter leur génie offensif malgré une inexpérience du haut niveau international qui détonne face au vécu commun des sélections néo-zélandaises et turques pour ne citer qu’elles.

C’est un fait, la tâche s’annonce rude pour les Bleus. D’autant plus que Vincent Collet devra improviser ; les NBAers exilés outre-Atlantique libres de tout contrat ne pourront pas prendre part à la bataille pour des questions d’assurances aux coûts exorbitants.

Encore une fois, la compatibilité d’une carrière NBA rondement menée et le dévouement à l’équipe nationale n’est facilité ni par la NBA ni par la fédération internationale. Le standing des absents – du joker Evan Fournier au géant Rudy Gobert, en passant par la star Nicolas Batum – est tel que le sélectionneur a d’ores et déjà annoncé qu’en cas de victoire aux Philippines, ces joueurs pourraient venir au Brésil et que fatalement d’autres dont la mission se trouvera écourtée devraient suivre les Olympiades depuis leur canapé.

Vincent Collet le stratège des Bleus se méfie des adversaires du TQO.

Vincent Collet le stratège des Bleus se méfie des adversaires du TQO.

Ainsi, les T.Q.O. questionnent dans le milieu du sport. Ils dérangent. Comment justifier sportivement qu’une équipe en bronze lors de la dernière Coupe du Monde doive faire ses preuves alors que les champions africains et asiatiques, toujours à la peine lors des rendez-vous mondiaux seront eux à Rio ? Le désavantage des nations européennes, victimes de la concentration de talent en matière de balle orange du Vieux Continent, est criant. Les T.Q.O. engendrent de la fatigue pour leurs vainqueurs qui arrivent déjà essoufflés aux Jeux déjà éprouvants. Le bât blesse encore plus quand ces tournois ne permettent pas une meilleure visibilité du sport, alors même qu’ils sont partie prenante du processus olympique désormais global et tout aussi, voire plus compétitifs que leur grand-frère. L’accumulation de ces problèmes pousse à envisager un nouveau modèle d’attribution des billets pour les Jeux.

En attendant, il faudra espérer que l’exemple des volleyeurs de la Team Yavbou qualifiés lors d’un T.Q.O. au Japon le mois dernier inspire les basketteurs pour que la génération dorée de Tony Parker et du capitaine Boris Diaw ait une deuxième chance de parachever son œuvre en montant sur la boîte olympique, dernière récompense qui manque à ces légendes du sport français.

Gelabale, Pietrus et Parker ont joué leur dernier match sous la tunique bleue sur le territoire français.

Gelabale, Pietrus et Parker ont joué leur dernier match sous la tunique bleue sur le territoire français.






Baptiste Salaville




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