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[Bénin] : Report des élections municipales, communales et locales

[Bénin] : Report des élections municipales, communales et locales

Les élections municipales, communales et locales sont reportées sine die. C’est l’annonce qui a été faite en début de semaine (Lundi 06 Octobre 2014) après une rencontre entre le président Boni Yayi et les présidents des autres institutions de la République – à l’exception du président de l’Assemblée Nationale -.

Selon Ousmane Batoko, président de la Cour Suprême, les échéances électorales prévues avant la fin de cette année ne peuvent plus être respectées à cause des « contraintes physiques, matérielles, techniques, technologiques, constitutionnelles et légales ».

En effet, la non disponibilité de la liste électorale permanente informatisée (LEPI) – seule forme de liste électorale valable pour tout scrutin au Bénin selon la décision du 5 avril 2010 de la Cour Constitutionnelle – empêche la tenue des élections des conseillers municipaux, communaux et locaux dont les mandats sont arrivés à échéance en juin 2013. Cependant, une version provisoire de cette liste, devrait être disponible fin novembre 2014.

Comme aucune nouvelle date n’a été donnée pour ces échéances électorales, certains partis d’opposition réclament la publication d’un calendrier électoral précis. Ils pourraient ainsi planifier leur stratégie de mobilisation des masses sur le terrain en termes de meetings, concertations, tractations, négociations pour la formation des alliances

« C’est avec surprise et regret que nous avons appris le report de la date d’organisation des élections locales et communales au-delà du 31 décembre 2014. (…) Nous leur demandons de prendre leur responsabilité en vue d’une organisation crédible et sans faille des élections, dans de brefs délais. Aussi, voudrions-nous appeler le peuple Béninois au calme à l’espoir et à la veille citoyenne afin que le Bénin notre commune patrie ne tombe jamais dans les dérives de toutes sortes. » a déclaré le général Robert Gbianfutur candidat à l’élection présidentielle de 2016.

Le grand absent de cette rencontre entre Boni Yayi et les présidents des institutions de la République est sans aucun doute le professeur Mathurin Nago, président de l’Assemblée Nationale. Dans un communiqué de Comlan Dadégnon, son directeur de cabinet, il nie être associé à cette concertation.

Depuis le lundi 06 octobre 2014, il est diffusé par voie de presse l’information selon laquelle les élections communales, municipales et locales sont reportées sur l’accord des Présidents des Institutions de la République suite à une audience à eux accordée par le Chef de l’Etat au cours de la même journée. Le Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale vient, par le présent communiqué, informer l’opinion publique et la communauté internationale que le Président de l’Assemblée Nationale, le Professeur Mathurin Coffi NAGO n’a pas été invité à cette audience. (…) Sans vouloir émettre un jugement de valeur sur le processus qui a conduit à cette déclaration ainsi que sur le fond même de celle-ci, le Directeur de Cabinet voudrait réaffirmer ici que le Président de l’Assemblée Nationale, le Professeur Mathurin Coffi Nago, encore moins l’Institution parlementaire qu’il préside, n’a été ni de près ni de loin associé à cette concertation. Il invite donc les uns et les autres à mettre fin aux déclarations tendancieuses et aux polémiques inutiles qui n’honorent pas notre peuple. Enfin, le Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée nationale voudrait respectueusement inviter chaque responsable d’institution à utiliser à l’avenir les voies administratives réglementaires pour convoquer des séances de concertation d’une si grande importance et à accorder un délai raisonnable pour permettre la participation effective et conséquente de tous les acteurs concernés.

S’agissant des élections à échéances constitutionnelles telles que les législatives et la présidentielle, les responsables en charge des institutions ont réaffirmé l’inviolabilité de ces échéances. Le 15 mai 2015, rassure Ousmane Batoko, la septième mandature de l’Assemblée nationale devra être installée et le 6 avril 2016, un nouveau Président de la République sera investi aux commandes de notre pays, conformément aux dispositions de la constitution.

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Journaliste - Présentateur. Accro à Football Manager.

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