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Bixente Lizarazu : « L’altitude a une action euphorisante sur moi ! » Interview

Bixente Lizarazu : « L’altitude a une action euphorisante sur moi ! » Interview

Bixente Lizarazu présente ce samedi 19 avril le deuxième épisode consacré au ski freeride de ses documentaires « Frères de sport ». L’ancien footballeur, aujourd’hui consultant foot sur RTL, TF1 et l’Equipe, a partagé pendant 10 jours le quotidien du champion du monde de freeride Aurélien Ducroz, à Chamonix. Il revient sur cette aventure dans une interview pour NewsYoung.

Pourquoi avoir décidé de faire ces reportages consacrés au sport ?

Je m’intéresse depuis longtemps à l’exercice du documentaire parce qu’on peut y raconter des histoires un peu plus en profondeur. Bien entendu, le fil conducteur de Frères de sport, c’est le sport mais c’est aussi un carnet de voyage, une belle aventure et des rencontres. Pour le premier épisode de Frères de sport, je suis allé à la rencontre de Raimana Van Bastolaer, une légende du surf de grosses vagues à Tahiti, l’une des vagues les plus dangereuses du monde… L’expérience était extraordinaire !

Revenons un peu sur le tournage de l’épisode 2 à Chamonix, consacré au ski freeride. On vous savait un pro du football et du surf… vous nous aviez caché vos talents de skieur ?

C’est vrai que l’on me connait beaucoup pour le foot, un peu pour le surf mais pas du tout pour le ski ! (rires). J’ai la chance d’avoir toujours fait du ski dans ma jeunesse. J’ai chaussé les skis dès l’âge de 4 ans, cela fait partie de ma culture familiale, c’est donc un sport très présent dans ma vie. En revanche, je n’ai vraiment expérimenté le ski freeride (le ski hors-piste) qu’il y a 4 ans.

Est-ce qu’il y a selon vous des similitudes entre surf et ski ?

Bien-sûr, surtout entre le surf et le ski freeride. Ce sont deux sports qui nécessitent une grande connaissance du milieu dans lequel on évolue. Un surfeur doit connaître les courants, les vents, les marées, les spots. C’est pareil pour la montagne, il faut impérativement connaître la météo, son itinéraire, les risques d’avalanches et les dangers du terrain. Dans Frères de sport, nous nous intéressons aussi beaucoup à l’écosystème afin d’expliquer aux téléspectateurs de quoi il est constitué.

Vous avez partagé cette expérience avec le champion du monde de ski freeride Aurélien Ducroz, comment avez-vous vécu cette aventure ?

J’ai passé un séjour génial avec lui ! En dehors du foot, toutes ces aventures sont indispensables à ma vie. C’est cette passion pour le sport en général qui m’a donné envie de le mettre en images dans mes documentaires. J’ai touché à beaucoup de sports entre la voile, la plongée, le surf, le ski, le jiu jitsu, la pelote basque et bien-entendu le foot. Je connais donc beaucoup de sportifs différents, dont Aurélien … Ces 10 jours ont été fantastiques ! Au-delà de la pratique du freeride dans des paysages à couper le souffle, il y a eu tous les moments de discussions, de préparations avec Aurélien Ducroz, Seb Michaud, nos guides, les pisteurs et la nuit en refuge où j’ai retrouvé l’ambiance et les fous rires de l’internat !

lizarazu ski

Vous parlez beaucoup de sécurité dans ce reportage : Pourriez-vous nous expliquer en quoi est-ce vraiment un élément primordial à la pratique du ski freeride ?

C’est un sport qui peut être dangereux si on est mal préparé et pas encadré par des gens compétents. C’est en hors-piste, donc il n’y a donc aucun balisage. Il faut avoir une connaissance de la montagne pour choisir son itinéraire et anticiper les dangers. Il y a des principes fondamentaux à respecter comme être équipé avec le bon matériel de sécurité (ARVA, sac ABS, sonde, pelle) et bien entendu être accompagné d’un guide qui connaît l’endroit.

Il faut aussi être capable de dire non. Il faut savoir renoncer à une pente quand on ne le sent pas. En surf, quand ça commence à être dangereux, la mer t’annonce la couleur avant. En ski, la montagne change d’un instant à l’autre, tout parait paradisiaque et d’un coup ça peut être le chaos avec une avalanche.

Avez-vous déjà renoncé à une descente ?

Pour le moment non. Pendant le tournage je suivais Aurélien et le guide, j’avais entièrement confiance en eux.

Est-ce que vous vous êtes fait de grosses frayeurs pendant le tournage ?

J’ai eu un petit moment de chaud dans un couloir qui démarre à 55°… La neige n’était pas bonne, il en manquait donc il y avait pas mal de cailloux. Avant de descendre, je suis resté assis sur une crête pendant une demi-heure les pieds dans le vide pendant que le guide préparait la descente en rappel…

Y a-t-il un moment inoubliable que vous garderez de ces 10 jours passés à Chamonix ?

Oui, ce couloir justement ! Sur le coup c’était tendu mais c’est un défi dont je me rappellerai. Les autres descentes paraissent faciles après celle-là (rires). Après il y a eu évidemment tous ces fous rires avec l’équipe, la soirée au refuge… Je crois que l’altitude a une action euphorisante sur moi !

Propos recueillis par Benoît GALLAND

Le deuxième numéro de Frères de Sport sera diffusé sur Eurosport le samedi 19 avril à 16h30.

Retrouvez Bixente Lizarazu sur RTL pour « Le Club Liza » tous les lundis soirs de 20h à 21h.

Crédits photos : Abacapress pour RTL et Dan Ferrer

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