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Ce week-end j’ai marché pour le climat.

Ce week-end, comme beaucoup de français, j’ai clamé mon inquiétude, inventé des formules à placarder sur du carton recyclé et à brandir pour voir danser au dessus d’une foule disparate mais opaque l’accomplissement symbolique d’une publicité  singée. Entre autres, j’ai observé virevolter fièrement un « Pour quelques dollars ils sont prêts à tuer terre et mer » ou encore l’ex soixante-huitard « Sous les pavés, les près »: écoresponsabilité qu’on n’a de cesse de vous marteler; au recyclage tous ! 

Ce week-end l’adoucissement de mon amertume face au désastre qui nous fonce en pleine poire ne fut que de courte durée. Les pancartes ont retrouvé l’humidité et la poussière des greniers qu’elles tapissent, les cris se sont envolés; la lancinante plainte de la vox populi n’est plus. Le mutisme et la pétrification ont englouti les villes, les précipitant vers un quotidien confortable et rassurant.

Métro – Boulot – Dodo. Les sursauts dominicaux ne suffisent pas encore à faire tomber le ronron du couplet si bien huilé de la machine capitaliste, broyant impitoyablement dès le lundi matin les espoirs que le week-end a fait naître, pour n’en revomir que des billets du vert des arbres. Ironie quand tu nous tient.  Métro – Boulot – Dodo. Encore et toujours.

Ce week-end, des milliers de gens ont uni leurs voix pour hurler leur lassitude d’un monde qui ne croit plus qu’en une croissance fictive. Dans quelle absurdité serons-nous plongés lorsque cette dernière empêchera toute croissance démographique et biologique ? L’urgence est entendue, assimilée mais ce n’est pas assez.

Ce week-end, j’ai farfouillé internet pour ne plus avoir à faire face à cette angoissante et accusatrice sentence: pas assez. Limiter le plastique, se déplacer à vélo, pratiquer la « slow life » (tout ces trucs de bobos), c’est bien mais ce n’est pas assez. J’ai alors découvert l’écovolontariat, cette fantastique manière de synthétiser don et réception, émerveillement et réflexion, humain et nature. J’ai appris que l’on pouvait voyager non plus uniquement pour admirer les splendeurs du globe mais pour l’aider à les conserver, panser les plaies, réparer nos bêtises et convaincre Gaïa de nous garder encore un peu auprès d’elle. Des milliers de projets où il fait bon s’investir émergent aux 4 coins de la planète. Mais au-delà de l’ouvrage écologique, ces derniers ont une portée ré-unificatrice, replaçant l’homme dans un tout, dont il n’est qu’un maillon. A nouveau conscient, il n’agira plus comme un colosse: ses pieds d’argile prennent déjà l’eau.

Bientôt, un article vous présentera l’écovolontariat sous un angle plus concret.

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