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[Chronique à temps partiel] A la nouvelle… tant pis

[Chronique à temps partiel] A la nouvelle… tant pis

La politique, j’en ai marre. Des menaces, j’en ai marre…  Oui je sais, oui je sais. Oui je sais que je ne sais pas grand chose. Je ne sais faire que ça, faire l’amour. Alors parlons d’amour. Amour d’un soir, amour passionnel ou rationnel. «Il n’y a pas de gestes, ni même de baisés, il n’y a que des preuves». Yann Moix, Goncourt et racisme, que nenni ! Cette semaine je m’en fiche de ceux-là. Mes voisins crient à l’orgasme. J’annonce, comme un Bukowski sorti d’un bar : «Allez tous vous faire voir». Aujourd’hui, comme chaque soir, je m’indigne de la force que suppose un Amour. Vodka sur le bureau, téléphone de côté, livre en jachère et toi en vivrière, j’ai de la matière à écrire. J’entends ton cœur soupiré, le mien s’indigne. Pauvre de moi, je me suis raté.

Le clair obscur éclairait la mer seulette.
Ce triste éclair à l’horizon sous les vaguelettes
Nageait ma belle Claire, prouesse d’un prochain éclair.
J’y voyais de l’autre côté de la mer ces tempêtes foudroyantes.
Des hommes que foudroyais innocemment.

Nos yeux de clameurs criaient des Je t’aime
Et s’éclaircissaient les étoiles clairvoyantes
Où la lune claironnait notre amour en guise de chant.

De l’autre côté de la rive, j’admirais cet Angleterre.
Il faisait soleil chez moi et Dieu que le nord est dépourvu d’éclairci.
Il faisait soleil en moi, les pleures de mes rires se moquaient des ivresses de mon passé.
Alors je t’en prie, reste en Angleterre.

Il était minuit je crois, l’heure d’une envolé lyrique.

J’étais là, comme un con, assis là, sur le sable, en pleine nuit.
La mer noirâtre sous mes yeux écumait mes pensées de mes erreurs passées.
Puis, une douce idée m’a traversé l’esprit : « pourquoi ne pas revenir ma clairette ? ».
Puis, une autre plus volatile cette fois-ci : « essayons fille du présent ».
Le cul entre deux eaux, l’eau m’avait purifié l’esprit :
« Fille du passée, notre histoire est terminée, j’en aime une autre présentement »

Oui mais voilà, l’Automne est arrivé et quand je m’y promenais le soir, les champs noirs supportant la grisaille m’obligeaient à voir sous un horizon incertain l’objet de mes désirs qu’incarnait la blondeur de cette magnificence Fille. La beauté idyllique perdue dans le large océan de mes pensées éclairaient mon chemin mortuaire : celui d’un Amour impossible. Essaye de venir à moi criait mon écho. Personne dans les parages ne m’a répondu. Pourquoi ce silence assourdissant ? Parce que m’a-t-elle dit. Mais où était-elle ? J’avançais, mes pas éclaboussant l’eau boueuse qui réclamaient cet océan d’eau douce où tu nageais seulette en attendant la salaison d’un amour désenchanté qu’invoquerait les larmes de mon corps perdu.

Les jours se sont suivis et se sont ressemblés alternant eau boueuse et évasion de la solitude. L’heure de midi a éclairé mon chemin. Le soleil brûlait mes yeux d’un amour incandescent croyant voir au-delà de l’atmosphère la fillette que je convoitais depuis un soir de Juillet. L’horizon incertain jusqu’alors m’a téléporté jusqu’à l’infini. J’y ai vu l’océan d’eau douce apparaître comme un mirage que la solitude des amours perdus vous pousse à l’illusoire histoire futur. J’y ai plongé. C’est un tas de selles.

PS : A la différence de la politique, en Amour, le volontaire à le pouvoir de l’alternance. Contrairement à la démocratie, en Amour, il est préférable de se taire. Raté.

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