Salut ! Salut !

Club Med : de la France à la Chine, il n’y a qu’un pas

Économie / 4 janvier 2015

Que se soit sous le soleil ou sous la neige, en France ou à travers le monde, les villages vacances du Club Med n’ont plus rien à prouver. Les formules « all-inclusive » (« Tout compris » pour les fervents défenseurs de la langue française), des sports innovants selon la période, ainsi que des sites géographiques d’exception ont en grande partie contribué à la réussite de cette entreprise.

C’est en 1950 que tout commence. Gérard Blitz et Gilbert Trigano veulent offrir du bonheur. Le but est simple : permettre au vacancier de se reposer et d’être libéré de toutes contraintes. En 2004, Club Med réajuste le concept. Le groupe recentre alors ses activités sur le haut de gamme du tourisme mondial. Un pari somme toute audacieux. Aujourd’hui, le Club Med ce n’est pas moins de 70 villages vacances dans le monde, dont les 2/3 sont des villages 4T et de luxe 5T (parce que oui, Club Med remplace les étoiles par des tridents). Ajoutez à cela des croisières et des circuits découverte, et vous obtenez la carte complète.

Cependant, le choix de viser une clientèle de luxe n’était peut-être pas le bon. En effet, à ses débuts l’action valait près de 130€, tandis qu’en 2013 elle plafonnait à 14€. C’est en mai 2013, alors que l’entreprise est en difficulté, qu’Axa Private Equity (devenu depuis Ardian) et le conglomérat chinois Fosun annoncent leur intention de lancer une OPA sur Club Med. Un an plus tard, le fonds Strategic Holdings d’Andrea Bonomi, qui monte au capital de Club Med, affirme refuser de vouloir prendre le contrôle du groupe français. Sur demande de l’AMF, Andrea Bonomi annonce le 26 mai 2014 qu’il pourrait concurrencer le duo Aridan-Fosun par une offre de rachat. L’italien dépose alors cette offre le 30 mai, s’élevant à 21€ par action, qui marque le début de la bataille.

Après un peu plus de 7 mois de surenchères, Andrea Bonomi décide d’abandonner la lutte. Le 2 janvier 2014, il fait alors le choix de ne pas relever son offre, et s’incline face au conglomérat chinois. C’est donc pour la (coquette) somme de 939 millions d’euros que Guo Guangchang, milliardaire chinois de 47 ans, prend les commandes de l’entreprise française.

Toutefois, cette décision est loin de faire l’unanimité, notamment du côté du Front National qui reproche au gouvernement son immobilisme face à la situation de l’entreprise. Il est vrai que c’est encore un fleuron français qui passe sous la domination chinoise. Et sûrement pas le dernier.

Mais restons positifs : le groupe a annoncé l’ouverture de villages vers de nouvelles destinations toujours plus époustouflantes, et à des prix, espérons-les, moindres. Le célèbre trident n’a définitivement pas fini de faire parler de lui.


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Ines Flajolet




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