Salut ! Salut !

Eurockéennes de Belfort 2017 : 4 jours de folie !

Culture / Récents / 1 août 2017

Dimanche 9 juillet 2017 s’achevait après le concert de l’excellent Arcade Fire, le traditionnel festival des Eurockéennes de Belfort 2017. Pour cette 29ème édition, avec au compteur plus de 130 000 festivaliers (un record depuis 2013), scènes, stands et food-trucks ont envahi la presqu’île naturelle du Malsaucy. C’est parti pour un retour en détail sur cette nouvelle édition très très réussie !


Site du Malsaucy

Une vision idyllique du festival, voila ce qui frappe une fois les portes franchies; immensité du site et verdure s’impriment sur la rétine. Pas moins de quatre scènes sont ainsi réparties sur la totalité de la presqu’ile (base nautique le restant de l’année), formant différents univers parsemés des stands associatifs, de bénévoles et de restaurateurs.

CÔTÉ SCÈNE


La grande scène

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Grande Scène

Crédits photo : Fouad SALYH

Si vous faisiez partie des 130 000 festivaliers cette année, vous vous êtes sûrement empressés de vous y rendre. La Grande Scène compose en quelque sorte le cœur (ou le poumon) des Eurockéennes ; elle est la plus grande des quatre scènes du festival et de loin la plus convoitée, puisque c’est sur cette dernière que se produisent « les têtes d’affiches » de l’événement. Cette année, on a pu y voir se donner le grand Iggy Pop, le français DJ Snake ou encore le duo des frères PNL (Peace’N’Lové). Booba, Justice ou encore Arcade Fire y ont également déchaîné les foules.

Cette scène peut accueillir près de 25 000 festivaliers et pour tout vous dire, une fois devant, on comprend vite pourquoi elle porte ce nom. Elle est tout simplement GI-GAN-TESQUE avec ses deux écrans géants qui lui sont accolés de part et d’autre. Aussi, elle est surmontée d’une tyrolienne sur laquelle une caméra retransmet en direct les images des artistes qui s’y produisent et du public. De temps en temps on a pu y voir diffusés les tweets des festivaliers venus « s’ambiancer ».

La Green room

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Scène Green Room

Crédits photo : Fouad SALYH

Non non, ce n’est pas un des nombreux chapiteaux installés faisant la promotion de l’écologie sur le Malsaucy, mais bien le nom d’une des scènes des Eurocks. Inaugurée en 2011, et deuxième plus grande scène du festival, la Green Room est un véritable tremplin pour les petits artistes que l’équipe programmation, portée par Kem Lalot, a choisi d’inviter à venir s’y produire.

Les petits artistes (comme il est coutume de les appeler) ne sont pas en reste et n’ont pas à rougir de leur placement. Là encore, la Green Room peut accueillir la bagatelle de 20 000 festivaliers. Rien que ça ! Si le nom de scène des frangins US de The Lemon Twigs ou encore de la talentueuse Tash Sultana ne vous disaient rien jusqu’à maintenant, cela devrait changer dans les semaines à venir. Pour nous en tout cas, ils ont été nos coups de cœur et on continuera de suivre leur travail !

Attelé à la scène, un bar-terrasse propose aux festivaliers détente et vue imprenable. C’est aussi l’occasion de se désaltérer en remplissant son gobelet aux couleurs des Eurockéennes.

La Plage

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Scène La Plage

Crédits photo : Fouad SALYH

C’est à cette scène et son légendaire logo sur fond de lac, que l’on attribue au festival sa diversité tant du point de vue de sa musique, que de ses paysages. Le festival est l’un des rares – si ce n’est le seul –  à proposer un changement de décor aussi radical d’une scène à l’autre.

C’est donc les pieds dans le sable chaud que nous avons savouré la musique des artistes qui se sont appropriés cet espace. La plage c’est aussi et surtout des artistes qui font parler d’eux, et entre Lorenzo et son empire du sale et le groupe Parcels nouvellement produit par les prodiges de Daft Punk, on a été pas mal servis. Montée sur pilotis, la scène est directement positionnée sur le lac, ce qui n’a pas manqué de faire réagir le rappeur Machine Gun Kelly sur instagram. Il s’est d’ailleurs donné à fond, comme à son habitude,  sur cette même scène jeudi soir en fermeture de la première journée.

En somme vous l’aurez compris, la Plage est LA scène qui nous a tapé dans l’oeil.

La Loggia

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Scène Loggia

Crédits photo : Fouad SALYH

Que dire de la Loggia si ce n’est de préparer vos oreilles parce que ça envoie du lourd ! Petite en taille, la scène ne manque en revanche pas de faire danser la foule. Vous vous doutez bien que l’endroit est réservé à de petits groupes que la majorité ne connaîtra sûrement pas, mais à l’image de Disclosure qui y a joué à ses débuts, rien n’est écrit d’avance, et c’est davantage vrai lorsque l’on voit où le groupe est arrivé aujourd’hui.
Cette réussite est aussi due au changement d’emplacement de la scène. L’équipe technique a vu juste en faisant une telle modification et l’effet dopant sur la fréquentation n’en a été que significatif.

Le frenchie Rhinoféroce Crüe (DJ Metal) a ainsi côtoyé Blue Pills (Hard Rock) ou encore Psykup (Metal); trois artistes pour illustrer trois genres musicaux que l’on a vu se renouveler sur la scène durant la quasi-totalité du festival.

CÔTÉ ARTISTE (coups de coeur)


Sûrement eut-il été plus judicieux de commencer cet article par un focus des artistes présents aux Eurockéennes 2017, mais l’appel de la scène fut plus fort. Programmation de festival oblige, la liste des artistes est longue comme le bras (et c’est peu dire).

Entre PNL, Booba, Moderat, Justice, sans oublier la Chiva Gantiva et Petit Biscuit, la programmation de cette année porte haut les couleurs des Eurocks, tout en ajoutant une dimension fraîche et sa touche d’éclectisme qu’on adore. Toutefois si certains rechignent à l’idée que le festival devienne davantage les « Eurapéennes » que les Eurockéennes, il faut dire qu’il est nécessaire de vivre avec son temps et qu’indéniablement, le rap français est aux années 2000, ce que le rock était aux années 70′. Les chiffres vont d’ailleurs dans ce sens, à en croire les paroles de Matthieu Pigasse lors de la conférence de presse de clôture.

Nos coups de ❤️
Scène Esplanade de la Green room. 17H45 : Tash Sultana.
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Tash Sultana se préparant

Crédits photo : Fouad SALYH

Pendant quarante-cinq minutes (qui nous ont paru quinze), la foule était sous le charme de cette jeune fille de 22 ans, tout juste débarquée de sa terre natale australienne. Tash Sultana ou Tash pour faire plus court, s’est faite connaître sur youtube, générant plus de 3 millions de vues en s’illustrant en train de chanter et jouer dans son salon. Si elle a connu une période turbulente au cours de sa vie, elle est aujourd’hui une artiste accomplie (ou presque).

Elle entame une première chanson, puis une seconde. Le public, totalement envoûté, entonne les paroles de « Jungle » & « Notion« . Sa voix, se confondant parfois avec celle de la chanteuse Selah Sue, transporte et ravit les oreilles de ceux qui sont venus l’écouter jouer. Aussi, sa prestance sur scène et sa pratique instrumentale étonnent de par leur diversité et leur technique. Elle s’amuse de sa guitare électrique sur « Synergy« , excelle au looper avant de chopper un ukulélé électrique que lui tend son assistant.

On regrette que ça n’ait pas duré plus longtemps… On espère la revoir en France très vite, pour à nouveau se laisser transporter par sa musique.

Scène La Plage. 21H45 : Parcels.
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L'un des membres du groupe Parcels sur scène.

Crédits photo : Fouad SALYH

Notre second coup de coeur est attribué sans hésitations à Parcels. Programmé sur la Plage vendredi soir, ils ont mobilisé une foule immense et affiché complet. Les petits protégés des Daft Punk, originaires eux aussi d’Australie et installés à Berlin, offrent un genre musical mêlant  électro et funk, le tout emballé dans un décor rappelant celui des bals de promo à l’américaine.

Montés sur scène, c’est à notre plus grand étonnement que l’on constate qu’ils choisissent de mettre en place leur matériel seuls. Très vite, les lumières tapent contre le rideau pailleté tombé du haut de la scène et c’est parti pour leur premier single « Myenemy« . Ils enchaînent sans surprise sur « Overnight » & « Gamesofluck« , leurs derniers morceaux. Le public est conquis, nous le sommes aussi. Mention spéciale pour le pas de danse entraînant de Patrick Hetherington, l’un des membres du groupe :).

Côté camping


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S’il n’y a pas de festival sans son camping, aux Eurockéennes, l’adage serait plutôt « il n’y a pas de camping sans son festival »

Cette année, plus que les précédentes, le camping des Eurockéennes incarnait le lieu incontournable de l’événement. Parce qu’il a changé d’emplacement d’abord et surtout parce qu’il a été pensé comme une véritable petite République éphémère. Élu pour l’occasion, le Maire du camping (festivalier lui aussi) se trouvait ravi à chaque fois que nous passions devant son lieu de villégiature, bière à la main en guise de cadeau de bienvenue.

Nul doute aussi que cette « République éphémère » rimait avec stands, activités et réunions en tout genre ; Stand Dobble, Décathlon, tatoueur, pizzeria, bar & DJ’s… il y en avait pour tous les goûts. À cela, ajoutons la bonne humeur des festivaliers autour d’un beer-pong et à la nuit tombée les petites soirées improvisées, où d’ailleurs nous avons rencontrés de charmantes personnes venant des quatre coins de notre chère France.

De notre côté, nous avons trouvé THE EMPLACEMENT WHERE TO BE dans le camping; sous les arbres, à proximité de spots de lumière et par-dessus tout, à quelques pas des douches  😉 (et nous savons tous à quel point les douches peuvent sauver une vie pendant un festival).

À venir…


L’édition 2018 sera celle des 30 ans du festival, de quoi nous laisser imaginer une programmation des plus extraordinaires. On espère retrouver une nouvelle fois les quatre journées, à l’instar de cette année, et toujours autant de stands, d’activités et de festivaliers. Nous concernant, nous y serons volontiers l’an prochain !

Retour en vidéo sur les Eurockéennes de Belfort 2017 – Aftermovie



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Fouad Salyh




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