NEWSYOUNG.FR
Now Reading:

Gaza : un lendemain difficile

Gaza : un lendemain difficile

Le 26 août au soir, les rues de Gaza City sont en émoi, des louanges à Dieu, des tirs et nombre d’autres manifestations de joie se font entendre dans toute la ville. Il s’agit du jour de la signature du cessez-le-feu entre Israël et Gaza. Les gazaouis sont soulagés de revoir la « paix » revenir après plus d’un mois de conflits armé (pire que toutes les autres opérations). Une joie toute méritée pour cette population gazaouie qui a vécu sous la peur de mourir sous les bombes de Tsahal (nom de l’armée israélienne) tout en voyant beaucoup de leurs proches mourir.

Désormais, une grande partie de la population est désespérée, encore plus proche du radicalisme que représente le Hamas. Comment voir ne serait-ce que le bout d’un espoir alors que la bande de Gaza est détruite et qu’Israël tient toujours la bande de Gaza dans sa paume grâce à la pression du blocus qu’il exerce. Le Hamas, quant à lui, parle d’avoir « mis à genoux le régime sioniste ». Certes, ils ont obtenu des concessions, mais contre plus de 2 000 morts et une ville détruite, le jeu en valait-il vraiment la chandelle ? En attendant que ces avancées se réalisent, la bande de Gaza est en deuil.

Gaza est en deuil et a aussi peur de la guerre qui l’a frappée de plein fouet durant 50 jours en plein été. Il faut aussi rappeler qu’il s’agissait de vacances scolaires. À la rentrée, les enfants ont tous changé, ils ont pour beaucoup perdu leur famille et leur naïveté, surtout pour les plus jeunes d’entre eux. Ainsi, un enfant confessait : « J’ai peur que la guerre recommence » reflétant tout le traumatisme et la peur, non pas des seuls enfants mais de toute une population.

« Bordure protectrice » ou bordure destructrice ?

L’opération « Bordure Protectrice » aura, au total, tué 2 134 gazaouis dont 500 enfants. Mais le dommage ne se limite pas à l’humain puisqu’il y a eu 17 000 maisons détruites et au total 55 000 maisons sont endommagées. Des logements qu’il faut reconstruire pour que les déplacés (au nombre de 475 000) se relogent et pour que la vie reprenne son cours et qu’on ne reste pas fixé au point zéro. Mais la véritable question est comment ? Sous blocus israélien, aucune possibilité de reconstruction d’autant plus que celle-ci coûterait 7,8 milliards de dollars (selon des estimations).

Une opération qui se solde donc par un cessez-le-feu le 26 septembre 2014 qui prévoit un accord entre Israël et l’Autorité Palestinienne pour l’amélioration de la situation. Ainsi, l’accord est censé être illimité ; il prévoit un allègement du blocus, la possibilité de faire passer du matériel de construction disponible, l’élargissement de la zone de pêche des gazaouis, la construction d’un port à Gaza et la ré-ouverture de l’aéroport de Gaza. Et tout cela contre la démilitarisation complète de Gaza. Est-ce un accord qui pourrait fonctionner ? Rien n’est moins sûr. Les véritables négociations vont se passer cette semaine au Caire. En attendant, les nouvelles ne sont pas bonnes. Le processus de négociation est lent mais on espère productif malgré le peu d’espoir quant à une paix durable.

Heureusement, ces derniers jours ont permis le développement d’une négociation entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Le 16 septembre a été décidée l’ouverture des passages aux matériels de constructions sous condition d’une supervision par l’ONU quant à l’utilisation de ces matériaux. La principale inquiétude d’Israël avait été, jusque là, de voir ses matériels de construction servir à des buts militaires comme la construction de tunnels. En même temps, une campagne de sensibilisation au niveau mondial se crée pour rassembler les moyens nécessaires à la reconstruction de la bande de Gaza notamment par la conférence internationale de donateurs prévue le 12 octobre au Caire et l’aide appuyée de la Norvège. Le ministre de l’économie palestinien évoque en ce moment un « plan de reconstruction sur trois ans » sous conditions d’ouverture des points de passage et d’une aide suffisante.

La vie reprend peu à peu son cours…

A côté de ces accords et/ou désaccords entre dirigeants, la population continue de vivre. Plus de la même façon, mais elle essaye encore de vivre. Les loyers ont augmenté faute d’une offre suffisante, le chômage a aussi augmenté, alors qu’il était déjà au taux mirobolant de 45 % (et 63 % chez les jeunes). Le FMI considère d’ailleurs que le troisième trimestre pourrait voir une perte d’activité économique de 45 % par rapport au deuxième semestre.

Pour les enfants, le mois de septembre était synonyme de rentrée. Une rentrée douloureuse dont ils se souviendront sans doute longtemps puisque beaucoup ont perdu un membre de leur famille ou bien sont blessés (33 000 enfants blessés). Certains n’ont pas pu aller à leur école habituelle puisque détruite, il s’agit de 24 écoles détruites selon le ministère de l’éducation palestinienne. Les professeurs ont spécialement reçu une courte formation (de la part de l’UNRWA qui est l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens) pour pouvoir faire face aux situations diverses des élèves. Ainsi, l’AFP rapporte que les instituteurs insistent sur le dialogue et le partage d’émotions à travers différentes activités.

Toutefois, on apprenait tout juste le 16 septembre, jour de mise en place du mécanisme pour le passage de matériel de construction vers Gaza, qu’un obus aurait été tiré sur Israël. Il n’a certes pas fait de dégâts ni de morts mais il risque d’envenimer les relations entre Israël et Gaza qui sont sur le point de se mettre à table pour finaliser leur accord de cessez-le-feu en discutant des véritables avancées.

Sources : Le Figaro, Le Monde, Libération, El Watan

Photo : © Dailymail.co.uk

Share This Articles
Written by

Étudiant en licence de droit. Intéressé par le droit, la politique, la société, l’économie, la philosophie... un peu de tout pour comprendre ne serait-ce qu’un peu le monde.

1 comment

  • Marine

    C’est dommage, l’article est très mal écrit… C’est truffé de répétitions comme celle du paragraphe 2 : « Comment voir ne serait-ce que le bout d’un espoir alors que la bande de Gaza est détruite et qu’Israël tient toujours la bande de Gaza dans sa paume »
    Travaillez votre style monsieur l’apprenti journaliste !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Input your search keywords and press Enter.