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[Cinéma] « Grand Central »

[Cinéma] « Grand Central »

Une inspiration inattendue

Rebecca Zlotowski est une scénariste et réalisatrice française née en 1980. Cette date est une donnée clé selon moi pour accéder au film. Pourquoi ? Parce que l’enfance de Rebecca est une période qui a connue l’arrivée du célèbre dessin animé américain « Les Simpson » en 1989. Et alors ? Et alors Homer, le héros de ce célèbre show travaille où, je vous le demande ? Dans une centrale nucléaire. Eh bien oui. Ainsi vient l’inspiration…

simpson centrale nucléaire

Pourquoi ce film doit changer vos vies ?

Blague à part, Grand Central se passe donc dans une centrale nucléaire et il s’agit de celle de Tricastin. Celle que l’on voit fumer quand on prend la route du sud pour des vacances à la mer. C’est sûr, je ne regarderai plus le dessin gigantesque de l’enfant du même œil. En choisissant une centrale nucléaire, Rebecca Zlotowski propose à découvrir un univers inconnu, un peu comme un documentaire. Oser cet univers est courageux car à l’antithèse du glamour, glamour qui malgré tout, arrive à s’infiltrer.

Les scènes dans la centrale retranscrivent une atmosphère lourde et pleine de tensions électriques. La lumière choisie par la réalisatrice dans la centrale a le mérite d’éclairer nos esprits sur les risques pris par des êtres humains (surhumains devraient-on dire, vu les dangers encourus), des êtres enchevêtrés dans les rouages de la machine des temps modernes.

La réalisatrice incite ainsi à ne pas oublier d’éteindre chez soi ou en partant du bureau.

Mais je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle provoque une envie irrémédiable de rallumer le lecteur DVD au moment de la sortie du film sous ce format…

Les mots n’ont-ils pas le droit à la parole ?

Ainsi cette scène où Tony, le personnage d’Olivier Gourmet décrit le sous-bock. Une scène prometteuse d’un certain talent à raconter et à donner à raconter aux acteurs. Et puis non. Plus rien. Les images prennent le dessus sur les dialogues. On tend l’oreille mais non. Au lieu de cela, la réalisatrice use et abuse de la métaphore. Quand surgit enfin la pomme, rouge et juteuse, c’en est trop. Une séquence qui aurait dû être défendue.

Et les acteurs ?

La centrale est très bien. Et sinon ? Sinon, dans ce vert Jardin d’Eden où paradoxalement c’est l’enfer qui est baigné dans la lumière, les acteurs sont justes et vrais. Ils illustrent à merveille que la vie est un rodéo. La vie comme une machine sur laquelle on grimpe et dont on subit les secousses sans en connaître à l’avance les répercussions ultérieures.

Et puis un mot sur Léa Seydoux (même si plus d’un mot lui a été consacré dernièrement et que l’on frise l’overdose). La caméra n’a pas été douce avec elle, et malgré tout, elle irradie.

grand central

« Grand Central » un (bon) plan à retenir ?

La centrale possède ses propres panneaux signalétiques. Parmi eux, un panneau énonçant des règles et faisant l’objet d’un plan rapide qui ne m’a pas pourtant pas échapper. La 10ème et ultime  règle étant

« Ne pas céder à la curiosité »

Peut-être la règle à suivre pour se décider à aller voir le film ?

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