Salut ! Salut !

Interview : Vitalic, le cosmos et la bière aux agrumes

Culture / Récents / 4 juin 2017

En marge de La Magnifique Society, le festival organisé au Parc de Champagne de Reims du 16 au 21 mai, Newsyoung a eu la chance de rencontrer Vitalic, venu y jouer son très bon nouvel album. L’occasion pour nous d’évoquer 20 ans d’une carrière riche et polymorphe, des platines techno au houblon d’une bière à son image.


Bonsoir Vitalic ! Votre dernier album a été globalement bien accueilli par la critique comme par le public et vous entamez une tournée pour le promouvoir. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus quant à votre processus de création ? Est-ce qu’il y a eu des choses différentes de ce que vous faisiez d’habitude ?

Dans le processus de création il y a toujours une petite phase au début où je ne sais pas trop moi même où je veux aller, puis c’est en avançant petit à petit que je me suis rendu compte que j’avais envie de choses moins dures que par le passé, des sons plus mélodiques… Le but c’était d’avoir un disque qu’on puisse réellement écouter du début à la fin, et c’est comme ça que j’ai eu une sorte de point de départ du travail. J’ai voulu faire quelque chose de très homogène en fait.

Le résultat s’appelle donc Voyager, est-ce que cela veut dire que vous naviguez entre les influences ou est-ce que tout de même une zone du monde / une culture retient votre attention particulière ?

J’essaye vraiment d’aborder le thème du voyage dans son ensemble. Dans Voyager il y a le thème du cosmos par exemple, très sidéral, avec des envolées, des moments suspendus, des moments plus dansant mais toujours une espèce de vision disco-rétro-futuriste. Le thème ce n’est pas tellement un endroit ou une expérience, plutôt l’idée de voyage en elle-même.

Vos influences ne sont donc pas forcément ancrées dans le réel ?

Ça dépend tout de même des morceaux. Certains le sont totalement. Il y a un morceau qui parle de cigarette par exemple, qui est un peu hors du thème mais que je voulais mettre absolument. Ça parle de lévitation, ce genre de chose. Il est toujours question de sensations.

Je me rappelle vous avoir découvert à l’époque de Fade Away, donc a un stade déjà avancé de votre carrière, et ce n’est qu’après que j’ai pu écouter le reste. Comment est-ce que vous décririez l’évolution de votre style au fil du temps ?



Le style il change avec le temps, et heureusement ! Il évolue parce que moi même j’ai des périodes. J’ai par exemple découvert tout le rock des seventies, Iggy and the Stooges, avant le premier album et ça a grandement influencé ces sons là. Pendant d’autres périodes j’écoutais de la disco très planante, d’autres où je revenais à de la techno, des moments plus pop… Donc les quatre albums sont différents. J’ai aussi fait beaucoup de remixes. En soi je pense qu’il reste toujours une patte, une couleur, une sorte de vocabulaire qui définit mon son à moi mais par contre à côté de ça le son évolue toujours.

En parlant de vos remixes, est-ce qu’il y aurait un ou une artiste avec qui vous n’avez encore jamais collaboré et que vous aimeriez remixer ?
J’aurais adoré faire quelque chose avec Beth Ditto, la chanteuse de Gossip !

Vous avez fait récemment un Olympia et vous entamez là une tournée des festivals. Ce serait quoi le public idéal ?

Le public idéal je dirais qu’il faut qu’il soit mélangé. J’aime qu’il y ait des jeunes, des vieux, des étudiants, des gays, des mères avec leurs enfants… Solidays par exemple c’est vraiment un très bon public.

Vous arrivez à vous rendre compte de tout ça depuis derrière les platines ? Vous savez toujours pour qui vous jouez ?
Il y a souvent beaucoup d’éclairages et il faut que je m’arrête pour vraiment voir les gens, sinon c’est plutôt une masse mais on y arrive !

Et alors a priori Reims ce soir ça s’annonce sympa ?
Ecoutez j’ai vu Boys Noize ça commençait pas mal !

J’ai cru comprendre que c’était quelque peu le festival des premières fois parce qu’on a sollicité votre participation pour… la fabrication d’une bière. Est-ce qu’elle est bonne ?
Elle est très bonne !! Bon il se trouve que j’ai participé à son élaboration alors je ne vais pas vous dire le contraire (rire). C’était très intéressant parce que ça allait plus loin que le simple packaging que l’on demande souvent à des artistes, qui déjà est en soi une expérience très sympa mais là j’ai réellement participé au goût et au produit en lui-même. Et donc logiquement on retrouve ce que j’aime : les agrumes, les concombres…

Est-ce que d’autres projets de ce type arrivent ?
Non pas spécialement mais c’est quelque chose que je trouve très intéressant ! Faire de la musique c’est déjà très vaste, surtout si l’on s’implique au-delà du son, dans la pochette, les vidéos… Là on peut aller plus loin encore et mobiliser des talents que l’on ne se connaît même pas pour des projets comme celui-là.

On a souvent tendance à parler de différentes vagues de l’électro françaises, qu’on a appelé la French Touch ou que sais-je. Vous vous êtes un petit peu à cheval sur ces époques, est-ce qu’il y a des choses aujourd’hui qui vous inspirent, des sons que vous auriez pu produire ?
C’est vrai que je suis un peu en parallèle de tous ces courants. En ce moment en termes de techno on est revenu exactement à ce que nous écoutions dans les années 90. C’est d’ailleurs marrant d’avoir vu un tour complet comme ça. Donc je pense que vous écoutez exactement la même musique que ce que l’on écoutait à l’époque, c’est curieux (rire).

Par exemple Jacques, qui vient de jouer ?
Jacques ça me parle. C’est pas exactement mon style de musique mais j’aime beaucoup l’approche artistique qu’il a de son projet !


Pour revoir l’aftermovie de Newsyoung à La Magnifique Society, c’est par ici :

 






Bastien Desclaux
Joyeux rédacteur en chef de ce beau monde libre, jeune et conscient.




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