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Jurassic world : Fallen Kingdom, entre surprises et déceptions

« Bienvenu à Jurassic World » n’existe plus. Partout, des ruines d’un passé anéanti. Sur l’île aux dinosaures, l’abandon. La nature a repris le dessus, envahissant spontanément le parc de sa verdure impétueuse. Le passé capitule. Désaffecté, l’endroit semble orphelin de son public. Une nostalgie acérée se mêle à la tranquillité nouvelle d’un espace enfin débarrassé de l’Homme. Alors, quand Claire Dearing apprend qu’une nouvelle menace rôde, ciel et terre sont employés à la rescousse de ces bêtes uniques.

Dès le début, le suspens sait tenir son spectateur en haleine. Pétrifié, on attend le moment. 3, 2, 1 … il surgit. Sur ce point, le deuxième volet de Jurassic World respecte son contrat. Il connait le bon tempo, adopte un rythme parfait : celui de la surprise. Le métrage ne cesse de jouer avec l’appréhension, engendre doute, angoisse et frayeur : l’adrénaline est ultra-présente. Le scénario s’enchaîne tel un remous ballotant le spectateur d’émotion en émotion.

L’ensemble de ce tumulte se voit bien sûr ponctué d’effets spéciaux à la pointe de la précision : explosifs. Les dinosaures, plus vrais que nature permettent au public de se projeter au sein du film. Le décor, à la fois paradisiaque et effrayant englobe admirablement bien le tout. Mention spéciale à la bande originale de Michael Giacchino, escortant minutieusement le scénario jusqu’au final. Des ingrédients qui fonctionnent dans l’ensemble, vecteurs de passions en tout genre. Un pari presque réussi.

Malgré une recette alléchante, quelques taches noircissent le tableau. Très vite : sensation de déjà-vu. Une trame connue se rejoue en boucle. Éternels sont les « aventuriers-amoureux » qui sauvent le monde des dinosaures hors contrôle et les savant « un peu fous » prêts à tout pour l’argent. Épopée classique. On assiste à une forme de « reboot » du premier opus de la saga : de quoi laisser le spectateur désabusé. Les scènes deviennent alors prévisibles, le scénario banal et le jeu des acteurs trop classique. Dommage !

On termine avec une touche on ne peut plus salée qui nous a dérangés : le cliché. Durant l’ensemble du métrage, on rencontre des personnages certes ambitieux, pleins de bonne volonté mais au courage et à l’audace contrefaits. Les caractères sont creux, les interventions généralement inutiles et les attitudes ponctuées de banalités. Résultat : l’ensemble du film se trouve faussé par un jeu qui manque de profondeur.

Jurassic World : Fallen Kingdom honore la science-fiction mais néglige les péripéties jurassiques et le genre « aventuresque ». Un film tout de même conseillé aux amateurs de sensations fortes.

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