NEWSYOUNG.FR
Now Reading:

Le diabète : une épidémie « silencieuse »

Le diabète : une épidémie « silencieuse »

Insuline, lecteur de glycémie, hémoglobine glyquée, hypoglycémie. C’est avec ces termes que se conjugue dorénavant la vie de Mathilde , 20 ans et diabétique de type 1.

« Je rentrais chez moi, vers 22 heures, lorsque je me suis faite agressée par 5 jeunes filles de mon âge qui tentaient de me voler mon portable. Par chance, plusieurs personnes sont venues à mon secours et je me suis réfugiée dans un restaurant. J’ai ensuite appelé mon copain qui a insisté pour m’emmener aux urgences après avoir appris que mes agresseurs m’avait fait tombée et malmenée au sol ». Mathilde fait ce récit avec recul mais aussi lucidité : « ce fut un mal pour un bien ».

A l’hôpital, on lui mesure sa glycémie – simple examen de contrôle – et, au regard du taux élevé, le médecin lui demande si elle est diabétique. Elle répond par la négative, et n’ayant aucune séquelle, rentre chez elle avec une ordonnance pour une prise de sang.

Trois semaines plus tard, Mathilde effectue cette prise de sang. Son taux de glycémie est de nouveau très élevé et alors tout s’enchaine : les rendez-vous chez son médecin généraliste, un changement complet d’alimentation, la prise de médicaments.

« Bien sûr, après avoir appris la nouvelle, j’ai été bouleversée pendant quelques heures, je m’interrogeais sur les modifications de ma vie quotidienne que m’imposerait le diabète. ».

Le plus cocasse, se souvient-elle, est la façon dont son médecin lui a annoncé le diagnostic : « c’est clair, vous être diabétique, mais estimez-vous chanceuse, cela aurait pu être le SIDA ».

« Je lui donne entièrement raison, cependant, cela a été assez brutal » estime-t-elle aujourd’hui.

Les jours suivants, Mathilde a choisi de considérer le diabète comme une particularité et non une maladie. « Peu de temps après, j’ai été admise à l’hôpital afin d’apprendre à mesurer ma glycémie et surtout me faire des injections d’insuline en fonction de mes repas, de mon activité physique… A terme, je pourrai faire le choix de la pompe à insuline qui remplacera mes multiples injections ».

Une épidémie « silencieuse »

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le diabète est une maladie chronique survenant lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang (hyperglycémie) se déclinant en diabète de type 1 (production insuffisante d’insuline) et diabète de type 2 (utilisation inadéquate de l’insuline par l’organisme).

Actuellement près de 4 millions de français souffriraient du diabète, dont 700 000 sans le savoir. A cet égard, la Fédération Française des Diabétiques (FFD) a organisé une semaine de dépistage des risques du 6 au 13 juin dernier. Ces types d’évènements se multiplient aujourd’hui où 400 nouveaux cas sont découverts quotidiennement en France.

La lutte contre le diabète : un nouvel enjeu mondial

Amputations, accidents cardio-vasculaires ou encore cécité, telles sont de potentielles conséquences d’un diabète non traité.

D’après la FFD, 1 personne meurt du diabète toutes les 8 secondes dans le monde. Marché lucratif pour l’industrie pharmaceutique, 548 milliards de dollars ont ainsi dépensés en 2013 dans le monde pour le traitement du diabète. Les laboratoires tels que Sanofi et GSK investissent en effet plusieurs millions de dollars afin d’innover en la matière, et de facto, améliorer la vie des diabétiques. A ce titre, Sanofi a annoncé lundi 31 aout s’allier à Google dans la lutte contre le diabète.

Après le #NoSugarChallenge ou encore le plus anecdotique #NutellaGate, quid d’un futur « Diabetegate », qui deviendra vraisemblablement, et selon l’OMS, la septième cause de mortalité en 2030.

Share This Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Input your search keywords and press Enter.