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Le dodgeball arrive en France

Le dodgeball arrive en France

La pratique du dodgeball se développe en France. Ce sport méconnu dans l’Hexagone est très populaire dans les pays anglo-saxons. Comment son arrivée sur le territoire français se traduit-elle ? Clubs, compétitions et fédération, le point sur le phénomène dodgeball.

Le quoi ? Pour faire simple, le dodgeball est une balle au prisonnier dans sa version sportive. Deux équipes de six joueurs s’affrontent en salle, chacune d’un côté du terrain. Le but est d’éliminer tous les adversaires en les atteignant avec une balle. Un joueur est aussi disqualifié s’il sort des limites du terrain ou si son lancer est réceptionné par un concurrent. Un match est divisé en deux mi-temps de vingt minutes, chacune composée de manches qui prennent fin lorsque tous les joueurs d’une équipe sont éliminés. C’est un jeu rapide, qui se joue sans temps mort. « Il faut vraiment s’engager, on se défoule vraiment. C’est un sport collectif, mais sans contact, on ne risque pas de blesser une autre personne », estime Vincent Renaud, le président de la Fédération française de dodgeball (FFD).

La Fédération est le fruit du rapprochement, en avril 2013, du Dodgeball Club ’95 d’Attainville (Oise) et de La Récré’Allevardine à Allevard, en Isère. « Il y avait un intérêt commun à fonder cette fédération d’association, nous avions le même projet », explique Vincent Renaud. Un troisième club est affilié à la FDF – le Dodgeball de Fougères (Ille-et-Vilaine), et trois autres pourraient rejoindre le groupement d’ici la fin de l’année.

« Ce qu’il nous manque aujourd’hui, c’est la reconnaissance par le Ministère des sports. Ce sera l’étape déterminante, estime le Président de la FDF. A partir du moment où on l’aura, la pratique du dodgeball va se développer de façon explosive ». Les joueurs espèrent que l’année 2015 sera la bonne, puisqu’il faut au moins trois ans d’existence à une fédération pour déposer une demande d’agrément au Ministère. Cette institutionnalisation permettrait à la fédération de démarcher des sponsors, d’accepter des dons d’entreprises privées. Et donc de mieux faire connaître le dodgeball.

Des joueurs de plus en plus nombreux

La pratique du dodgeball est en progression. Manuel Soubelet, président du club de Fougères, a vu ses effectifs augmenter de plus de 100% au cours de la deuxième année d’existence de son association sportive. « Nous dénombrons aujourd’hui dix-huit licenciés, de 11 à 45 ans. La majorité d’entre eux sont des jeunes adultes », explique le sportif. Il se félicite de la présence majoritaire de femmes dans son club, même si Vincent Renaud reconnaît en manquer au niveau national.

Manuel Soubelet démontre aussi l’intérêt grandissant de la presse pour ce sport. Contacté la veille de notre entretien par TV Rennes, il est fier d’annoncer que depuis trois mois, « un article par mois est consacré par Ouest France au dodgeball ».

Autre signe de l’implantation du dodgball en France : l’amélioration des résultats sportifs aux compétitions internationales.Vincent Renaud fait part de son optimisme au vu des progrès du palmarès de l’équipe française aux Championnats d’Europe, ou au Tournoi des VI nations. Ce dernier a eu lieu dimanche 1er mars à Manchester. Il réunit l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse, l’Irlande du Nord, l’Irlande et la France. La suprématie anglaise n’est plus à démontrer : depuis 2011, le pays a remporté le tournoi chaque année, dans toutes les catégories (hommes, femmes, mixte). « Le dodgeball est beaucoup plus populaire dans les pays anglo-saxons. Les Anglais y jouent depuis le lycée, voire le collège. Ils n’ont pas de handball, alors ils jouent au dodgeball ! » explique en riant Vincent Renaud. La Fédération anglaise existe depuis huit ans.

Pourtant, la France gagne peu à peu du terrain. Dernière du Tournoi des VI nations l’année dernière, l’équipe française a terminé cinquième sur six équipes lors de l’édition 2015. « La première année, c’était vraiment une découverte pour nous, on a pris une raclée ! Mais petit à petit, on progresse, explique Vincent Renaud avec confiance. Je suis très optimiste ». Cette année, les Bleus ont remporté un match, et même une manche face aux champions anglais.

D’autres rencontres sportives se mettent progressivement en place. Depuis 2014, la FDF organise le Challenge National, qui voit s’affronter les trois clubs affiliés. Le Club ’95 a remporté cette compétition lors des deux premières éditions. « On rencontre régulièrement des clubs multi-sports pour un match, se réjouit Manuel Soubelet, et nous avons été invités par un club hollandais pour un tournoi sur trampoline ! »

Pour Vincent Renaud, le développement du dodgeball en France est une évidence : « Le sport séduira par lui-même, on va en entendre de plus en plus parler ». Manuel Soubelet confirme que la grande majorité de ceux qui viennent essayer ce sport ne peuvent ensuite plus arrêter. Tous deux concluent par une invitation à tous ceux qui pourrait les entendre : « Il faut venir essayer le dodgeball ! ».

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