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Le Mali : véritable lutte contre le terrorisme

Le Mali : véritable lutte contre le terrorisme

La France est en guerre ! Et oui, c’est un des sujets préférés des médias en ce moment. Mais comprenons-nous vraiment l’ampleur de ces mots ? Ce 11 janvier 2013, « Opération Serval » : la France intervient sur le sol malien avec près de 1 400 soldats engagés pour lutter contre le terrorisme.

« L’intervention de la France n’a d’autre but que la lutte contre le terrorisme » – François Hollande.

Les soldats français arrivent à Diabaly, le 21 janvier 2013.

Les soldats français arrivent à Diabaly, le 21 janvier 2013.

En mars 2012, coup d’Etat à Bamako contre l’ancien président malien, Amadou Toumani Touré. Les groupes djihadistes et terroristes prennent le contrôle du Nord-Mali. La région est sous l’emprise des groupes islamistes dont le célèbre  Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l’Unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Avec l’essor de ce terrorisme s’installe un climat de terreur. Une seule crainte : que la région ne se transforme en un véritable sanctuaire islamiste où se préparent des attentats contre l’Hexagone. Inutile de rappeler ceux du 11 septembre 2001  au Pentagone.

Faisons un peu d’histoire, saviez-vous que le Mali est une ancienne colonie française ? Et bien oui ! D’ailleurs leurs relations commerciales sont très privilégiées. Tout cela est bien beau mais notons que le Mali se situe en effet au carrefour de pays importants pour la France comme le Niger où Areva exploite de l’uranium, qui alimente plus du tiers des centrales nucléaires d’EDF. Pas folle la guêpe, on se la joue stratégie. Aussi  la Mauritanie, pays riche en pétrole où Total est présent depuis 2005 et l’Algérie, premier partenaire commercial de la France en Afrique sont les chers voisins  du Mali. Pas question donc pour Paris de laisser le Mali, enclavé dans la région sensible du Sahel, tomber dans les filets d’Aqmi.

L’Etat malien héberge des milliers de résidents français. Huit d’entre eux ont été pris en otage depuis 2010. Alors quand les islamistes se sont dangereusement rapprochés de Bamako, l’Elysée s’est décidée à intervenir. « La menace, c’est la mise en place d’un Etat terroriste à portée de l’Europe et de la France », justifie le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Trois objectifs ont notamment été fixés :

  • arrêter l’offensive en cours
  • empêcher ces groupes de nuire plus avant et de mettre en péril la stabilité du pays
  • protéger les 6 000 ressortissants français au Mali.

« Bloquer les terroristes, c’est fait », résume le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

La France poursuit donc sa vaste contre-offensive qui appelle à s’intensifier. En attendant des soutiens étrangers, Paris compte affaiblir le plus possible les potentiels de ces groupes radicaux islamistes. La stabilité de toute la région est en jeu, l’international aussi d’ailleurs.

La France est en guerre, en trois mots ? «WAR ON TERROR» (guerre globale au terrorisme, doctrine édictée par George W. Bush après le 11 septembre 2001).

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Elève de Terminale ES au lycée Robespierre (Arras) et passionnée des médias. Prépare SciencesPo dans le but d'entrer à l'ESJ de Lille. 12 ans de violon dans la poche. Le journalisme et les métiers publicitaires m'intéressent particulièrement.

1 comment

  • Ce qu’il faudrait savoir c’est que ce « coup d’état » n’a rien de naturel haha. Je m’explique :

    Tout d’abord, des élections allaient être faites cinq semaines après le coup d’état ; mais il est d’autant plus bizarre, que le président sortant n’allait PAS se représenter ! Pourquoi un coup d’état alors qu’il aurait suffit de patienter cinq semaines…?

    Ce coup d’état a été perpétré par le CNRDRE, le Comité pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’état. Celui-ci étant composé d’officiers formés aux USA. Il empêche la tenue des élections qui allaient arriver et place à la tête du pays un candidat francophile : Dioncounda Traore. Tout cela est bien évidemment légalisé par la CEDEAO dont le président est Ouattara qui a été mis au pouvoir un an plus tôt par la France en Côte d’Ivoire. Ainsi, ce président intérimaire appelle la France au secours de « son » pays (alors qu’il n’en a aucunement le droit), et la France en bon samaritaine qu’elle est arrive dans la journée même (il y avait déjà des troupes postées au Mali, c’est plus rapide comme ça…)! Ahaha c’est pratique pas vrai !?

    Bon, tu n’as parlé que très rapidement de l’histoire du Mali. J’y viens, et plus précisément sur les Touaregs car c’est avant tout eux qui composent les fameux islamistes.
    Les Touaregs sont des nomades vivant dans le Sahel. Ils ont obtenus la reconnaissance de la Libye et de l’Algérie. Cependant, pas celle du Niger et du Mali. Aïe !
    Lorsque que notre cher président Sarkozy a mené sa « guerre pour la démocratie » en Libye, il a armé les Touaregs pour aider à la prise de Tripoli. Mais ont tout de même conservé les armes ! N’étant pas dupes, ils se sont dit : « Oh bah, on a des armes, des hommes et un pays dont nous revendiquons une partie. On vas la conquérir ! ». Chose faite. En revanche, ils ne revendiquaient que le Nord-Mali et non pas le Sud. Ils ne comptaient donc pas marcher sur Tombouctou. Pour résumer : les Touaregs utilisent les armes venues de Libye pour faire aboutir leurs revendications au Mali. Mais, des groupuscules d’islamistes touaregs, tel qu’Ansar Dine (rattaché à AQMI) en profite pour imposer la charria dans quelques localités. Et il était fort peu probable qu’Ansar Dine ait représenté une menace réelle vu que c’est en grande majorité les nationalistes touaregs qui revendiquaient le Nord-Mali.

    Ensuite la France, pour mener à bien son intervention militaire, demande l’aide des pays voisins. L’Algérie rentre en jeu ! Et se retrouve par ailleurs face à un problème: accepter de collaboré avec les forces française (ancienne puissance coloniale), ou risquer une infiltration des islamistes sur son sol. Elle accepte finalement d’ouvrir son espace aérien à l’aviation française mais donnera lieu à la fameuse prise d’otage qui a s’est passée sur un site gazier au sud de l’Algérie.

    Je vais donc reformuler ton « WAR ON TERROR ». La France reprend en effet les techniques d’ingérence de l’administration Bush: utiliser des groupes islamistes pour créer des conflits, puis intervenir sur place sous prétexte de les résoudre dans le but de s’installer dans le pays concerné et en piller ses richesses.
    On retrouve encore les mêmes, le Qatar a de nombreuses parts dans les grands groupes français installés au Mali et l’émir d’Ansar Dine est proche de l’Arabie Saoudite.

    Et puis la France ne craint pas une attaques sur son sol, mais plutôt que les djihadistes de Syrie que la DCRI a armé pour se battre dans l’ASL (l’Armée Syrienne Libre) reviennent dans leur pays natal où ils pourraient avoir l’envie de rejoindre par solidarité, les mouvements islamistes (je pense notamment à Ansar Dine) et d’utiliser les techniques que la DCRI leur a appris en Syrie.

    Voilà voilà, merci d’avoir lu mon pavé et n’hésitez pas à répondre !

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