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[LIVE-REPORT] As It Is, WSTR, Courage My Love et Grayscale au Backstage By The Mill à Paris (05.03.18)

C’était l’affiche pop/punk à ne pas louper la semaine dernière : les anglais d’As It Is étaient de passage en France, et avaient emmené avec eux des groupes plus que prometteurs. Pourtant, à notre grande surprise, la salle était loin d’être remplie.

Le pop/punk, un genre qui s’essouffle ?

Alors qu’aujourd’hui en France, le rock est un style qui manque cruellement de médiatisation, paradoxalement, on voit de plus en plus de jeunes formations se créer. Grâce au travail acharné de tourneurs et producteurs, la scène parisienne (et française en général) fait la part belle aux groupes émergents, et ça fait plaisir à voir.

Ce soir à Pigalle, plusieurs concerts avaient lieu : Louane au Trianon, ou encore First Aid Kid à La Cigale. Nous avons pourtant choisi l’intimité du Backstage, où Alternative Live proposait un plateau plus qu’alléchant.

C’est donc à 19h pile que la soirée commence avec Grayscale. Formé en 2011, le groupe ne cesse de progresser avec 2 albums qui valent le détour. Devant un public peu dense mais pas pour autant moins enjoué, les américains enchainent les morceaux de rock alternatifs, souvent teinté de punk. Le chanteur principal, Collin Walsh, étonne avec sa voix impeccable, que ce soit dans le chant clair ou dans le chant « crié ». Grayscale feront la part belle aux titres d’Adornment, leur dernier opus, sorti en mai dernier. On notera les « Beautiful Things » ou encore « Let It Rain », que le public connaissait plutot bien, et ne s’est pas privé de chanter avec le groupe.

Grayscale

Grayscale

Puis, 20 minutes plus tard, c’est un tout autre genre de musique auquel on a droit : Courage My Love, trio de pop rock canadien mené par la charismatique Mercedes Arn-Horn. Pas plus de monde dans l’assemblée, mais ça n’empêchera pas le groupe de tout donner, avec des morceaux très catchy, entrainants à souhaits. Le combo nous jouera ses meilleurs titres, dont « Need Someone » et « Stereo ». En une demi-heure, il semblerait que Courage My Love ait réussi à séduire les parisiens, qui iront après le show attendre au Merch pour faire des photos.

courage my love

Courage My Love

On passe maintenant dans la cour des grands, avec WSTR, quatuor venu tout droit de Liverpool. La fosse est plus importante, et est amassée devant la scène avant même que le groupe ne monte sur scène. Du véritable pop/punk à la Neck Deep, c’est exactement ce que WSTR nous offrent ce soir. Le public se montre beaucoup plus actif, et les premiers circle pit apparaissent, à la demande du groupe. Le son est déjà plus violent, plus lourd, et on sent que les britanniques ne sont pas là pour plaisanter. C’est donc avec « Featherweight » que la fête commence et l’ambiance ne faiblira jamais. Sur 9 morceaux interprétés, il n’y a finalement pas grand chose à reprocher : le concert était carré, les guitares fortes et le public au rendez-vous.

WSTR

WSTR

As It Is, toujours aussi convaincants

Il est un peu plus de 21 heures lorsque les originaires de Brighton font leur entrée. Même si la plupart des gens ont déserté après l’avant-dernier groupe, une poignée de fan est présente. La dernière fois que le groupe était venu en tête d’affiche à Paris, c’était sur un bâteau (Le Batofar), et Patty Walters en rigolera pendant toute la soirée. On avait quitté As It Is l’année dernière, après leur passage à Lyon au Longlive Rockfest, puis au Petit Bain en première partie de Neck Deep, en octobre dernier.

« Hey Rachel » résonne dans la salle, et les adeptes ne tardent pas à chanter en cœur, très fort. Les anglais sont en forme, et malgré le fait que notre jeune Patty soit malade, il s’en donnera à cœur joie et sa présence scénique n’en souffrira pas. Puis, ce sont d’autres titres du dernier album okay. qui seront joués : « Patchwork Love » et « Pretty Little Distance ».

as it is

AS IT IS

Pour cette tournée, As It Is nous avaient prévenu : la setlist sera composée d’anciens titres, abandonnés depuis quelques temps. On a donc le droit à « Concrete », Speak Soft », « Sorry » ou encore la mythique « Cheap Shots And Setbacks ». La performance est toujours aussi bonne, les musiciens excellents dans leur genre et c’est un vrai plaisir pour les oreilles. Leur complicité sur scène est assez touchante, une aubaine pour les fans.

Des morceaux plus rapides, avec un chant plus violent, seront également de la partie et on ne peut pas dire que cela nous déplaise : « Soap » ou « No Way Out » ont été interprétés avec brio et c’est tellement mieux que sur CD (où ils sont déjà excellents) !

as it is

AS IT IS

Le temps passe et l’ambiance est à son comble. Les tubes s’enchainent sans pour autant lasser les auditeurs, c’est plutôt bon signe. Le moment acoustique s’est fait attendre, et c’est sur « Still Remembering » que Patty Walters dégainera sa guitare acoustique, pour un moment de calme et d’émotions.

C’est déjà l’heure du rappel, et As It Is nous quitteront sur l’éponyme « Okay », avant de laisser les aficionados sur la fameuse « Dial Tones », l’un des meilleurs succès du groupe. Benjamin Langford-Biss (guitare) se paiera même le luxe de descendre jouer vers la régie.

as it is

AS IT IS

Finalement, ce qu’on regrettera le plus, c’est peut-être le manque d’attention portée à ces groupes qui remplissent des salles au Royaume-Uni, mais peinent à se faire connaître dans nos contrées françaises. Le talent y est, la volonté de réussir aussi, alors remercions en premier lieu les organisateurs : Alternative Live, sans qui la scène musicale rock ne serait pas si bien représentée.

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Etudiante en journalisme & communication. Photographe.

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