Salut ! Salut !

NBA – A saison historique finale de rêve

Récents / Sport / 21 juin 2016

On prend les mêmes et on recommence. Les Cleveland Cavaliers portés par LeBron James et les Golden State Warriors, champions en titre et menés par Stephen Curry (MVP de la saison régulière) se sont affrontés en finale NBA pour la deuxième saison consécutive. Le dernier acte joué dans la nuit de dimanche à lundi à 2h heure française a marqué l’apothéose de la saison. Catalyseur des tensions, créateur de rivalité et révélateur de grands joueurs, un Game 7 des Finales est aussi l’occasion de revenir sur la saison passée.

Le final dune saison spectaculaire et historique

Après une saison historique conclue par le meilleur bilan de l’histoire de la NBA avec 73 victoires pour neuf petites défaites, la troupe de Steve Kerr (coach des Warriors) se devait de remporter un second titre. “73-9 Doesn’t Mean a Thing Without the Ring!” (“le record ne veut rien dire sans la bague [de champion]”) répétait le monde du basket outre-Atlantique. A l’Est, les Cavaliers sortaient de play-offs dominés de la tête et des épaules dans leur Conférence, avec notamment neuf victoires lors de leurs neuf premiers matches, l’occasion de relancer un débat vieux comme la NBA ; les deux Conférences se valent-elles ? Il est vrai que l’hégémonie de LeBron James sur la conférence Est – sixième apparition consécutive en Finales NBA – fait figure de garantie de jouer les Finales pour son équipe. A l’autre bout du pays, la bataille pour atteindre les playoffs est beaucoup plus âpre. D’une saison à l’autre, des équipes peuvent disparaitre des radars tant la densité des talents est forte et le niveau général des équipes élevé.

Du nouveau à l’Ouest par contre ; l’équipe de la baie de San Francisco a dû batailler pour gagner le droit de croiser le glaive avec les champions de l’Est. Dans une Conférence Ouest affaiblie par des blessures à la pelle et où les cartes ont été rebattues avec l’entorse du genou de Stephen Curry, les débats ont été des plus animés. Là encore, une question vieille comme la NBA à trente équipes revient. La saison régulière est-elle trop longue ? Oui, à en croire l’hécatombe parmi les joueurs stars de la ligue. Non selon les autorités dirigeantes, chantres du spectacle à tout prix. The show must go on.

Le tableau des playoffs (crédits: NBA)

Le tableau des playoffs (crédits: NBA)

Message reçu par Golden State. Malmenés en finales de Conférence par le Thunder d’Oklahoma City, tombeur surprise des San Antonio Spurs de Tony Parker et Boris Diaw, pourtant annoncés comme l’équipe à battre après un recrutement cinq étoiles à l’intersaison, les californiens ont tremblé. Dos au mur après quatre matches (3-1), les champions en titre on su se regrouper derrière les performances irréelles de leurs “Splash Brothers” – Thompson et Curry – qui ont brisé le verrou défensif d’OKC à coups de shoots (très) longue distance.

Voilà le scénario aux allures d’odyssée homérique qui a rythmé la saison pour aboutir à la revanche de l’année précédente. Plus que la confrontation entre la meilleure équipe de l’Est et la meilleure équipe de l’Ouest, la série marque le duel des deux meilleurs joueurs de la planète basket chacun dans leur style caractéristique. LeBron James en contrôle total dans son entreprise de démolition des défenses adverses par son omniprésence dans le jeu et Stephen Curry, magicien de la balle orange, en toucher et en finesse. La NBA proposait le combat du colosse Goliath et du frêle David, à l’exception près qu’en 2016, Goliath a dominé David et que c’est LeBron James qui repart avec le titre. L’histoire ne s’est pas répétée, mais James a écrit l’Histoire de son sport.

 

La revanche dune légende du sport

Le quadruple MVP (2009, 2010, 2012 et 2013) LeBron James a délivré toute une ville en attente d’un titre dans une ligue sportive depuis 1964, sonnant la révolte alors que son équipe se trouvait menée 3-1 et mise dos au mur. Meneur de la cavalerie aussi quand dans le match 7 décisif, il contre violemment Andre Iguodala qui s’élançait seul en contre-attaque pour donner 2 points d’avance à Golden State à 2 minutes du gong final. “King” James a régné sur les Finales. Meilleur marqueur, rebondeur, passeur, intercepteur et contreur de la série, il a fait taire les détracteurs qui visaient son manque de leadership. Il est le premier joueur à réaliser cet exploit, guidant la première équipe de tous les temps à remonter un déficit de trois matches à un en finale, face à la meilleure équipe de tous les temps. Doublement historique.

Plus encore, il a assumé son statut de superstar et en a joué. Quand Draymond Green cumulait les gestes antisportifs, il montait au créneau et s’insurgeait en conférence de presse après le Game 4, mettant la pression sur la NBA. Bilan : une suspension de Green pour le match 5 qui marque le début de la chevauchée fantastique vers le titre. La NBA est une ligue où les superstars sont rois et King James a régné sur son royaume en se servant de ses échecs et de son manque de franchise et de caractère de l’année passée. Il ramène un titre à Cleveland, la ville de ses débuts, sa ville.

Stephen Curry, MVP impuissant face à l’inexorable travail de sape de l’adversaire. Crédit:EZRA SHAW/GETTY IMAGES)

Stephen Curry, MVP impuissant face à l’inexorable travail de sape de l’adversaire.
Crédit:EZRA SHAW/GETTY IMAGES)

Les superlatifs ne manquent pas pour décrire “The Chosen One” (“L’Elu”). Il a dominé de la tête et de ses larges épaules Curry dans leur duel à distance. Le premier MVP de la saison régulière voté à l’unanimité a été forcé de rendre les armes face au premier MVP des Finales élu à l’unanimité.  Comme un symbole, c’est sur un énième tir à trois points désespéré et complètement raté – signe de son impuissance- que Curry échoue définitivement à continuer à faire vivre les siens. Une triste façon de clôturer une saison de tous les records et de tous les exploits amenée à rester dans les mémoires.

Les larmes coulent. De tristesse et désarroi pour les uns. De joie et de soulagement pour les autres. Face à l’émotion de James, Nike son sponsor de toujours répond avec un clip “Worth the Wait” (« Ça valait le coup d’attendre»). Une piqûre pour rappeler que la NBA reste un business basé sur le spectacle proposé par ces superstars qui sont finalement humaines, faillibles et sensibles.

LeBron James fond en larmes après le buzzer final.

LeBron James fond en larmes après le buzzer final.

Couverture crédit : NBA


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Baptiste Salaville




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