Salut ! Salut !

#SeriesRevue : American Horror Story Roanoke / Episodes 5 à 8

Culture / Récents / 19 novembre 2016

Un mois et quatre épisode plus tard, voici ce que votre fidèle chroniqueuse a pensé des épisodes 5 à 8 de la série horrifique de Ryan Murphy :

Episode 5

Cet épisode était génial, et donne absolument envie de voir la suite.
Il marque le retour – très attendu par les fans, excédés de ne toujours pas voir leur acteur fétiche- d’Evan Peters.
Il joue le rôle d’un riche collectionneur d’art du XVIIème siècle qui fut le premier propriétaire de la demeure maudite situé sur les terres de Roanoke.


Edward Mott et son amant , l'un de ses domestiques

Edward Mott et son amant , l’un de ses domestiques

On assiste à la construction de la maison, et découvrons la personnalité du collectionneur qui se nomme Edward : présenté comme asocial, amoureux de l’art, il a un amant en la personne de l’un de ses serviteurs et se montre d’une grande cruauté lorsqu’il découvre que ses précieux tableaux ont été saccagés par des intrus pendant la nuit puisqu’il fera enfermer dans un cachot souterrain ses domestiques jusqu’à ce que l’un d’eux se dénonce.
Il s’agit donc d’un rôle complexe et riche, qui sied superbement bien à Evan Peters.
Ce dernier étant un excellent acteur et un, si ce n’est LE, membre du casting préféré des fans, il paraît naturel qu’il incarne un personnage à sa hauteur.

J’ai trouvé cet épisode très réussi car très immersif pour le spectateur.
L’histoire reprend là où elle s’est arrêté à l’épisode précédent, c ‘est à dire Shelby, Matt et Flora coincés dans la maison cernée par La Bouchère et ses compagnons qui, ils ont été très clairs à ce propos, ne souhaitent plus laisser aucune chance à la famille indésirable et entendent bien les massacrer. Exactement comme ils l’ont fait avec tous les habitants qui aient jamais occupés cette maison.

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Pendant tout l’épisode, on va suivre la famille tentant d’échapper à cette menace partagée entre angoisse suscitée par les malheurs qui l’accable et plaisir sadique de savoir s’ils pourront s’en sortir, et surtout comment.
Un nouveau personnage est introduit , et pas des moindres. Jouée par l’excellente Frances Conroy, on fait la connaissance de la mère des fermiers vu aux enchères et grand mère des enfants sauvages qui semblaient livrés à eux même car tétant les pies d’une truie.
Cette femme à l’apparence peu rassurante tient en otage Matt, Shelby et Flora et compte bien les livrer à La Bouchère, avec laquelle elle a passé un accord : sa famille lui livre les propriétaires indésirables , et La Bouchère fait en sorte que le coin reste inhabité pour que le fermier puisse cultiver du cannabis en paix.
Quel marché…
L’épisode 5 donne encore lieu à quelques séquences vraiment répugnantes comme Edward se faisant empaler par un pieux, Elias – le scientifique fou qu’on croyait mort – se faisant défoncer le visage par un marteau, Shelby immobilisée par une cheville qu’on lui coupe brutalement, ou encore un homme se faisant immoler par le feu.
La séquence à mon sens la plus terrifiante fut celle où une femme se déplaçant comme une araignée happa la petite Flora avant qu’elle n’ait eu le temps de prendre la fuite de la maison cerclée par la colonie de Roanoke.
Une femme au visage blafard digne de sortir du film The Grunge, et dont la venue était vraiment imprévisible.
A la fin de l’épisode , tout semble résolu dans la mesure où grâce à la réactivité de Lee -la soeur de Matt -, la famille a pu fuir ces lieux cauchemardesques pour aller se réfugier dans une chambre de motel avant de reprendre la route pour se réinstaller en Californie.
Mais nous savons que cela ne va pas être aussi simple , et il me tarde réellement de voir ce que Ryan Murphy et les scénaristes ont concoctés pour la suite de l’intrigue.

Episode 6

Quel épisode ! Je viens de prendre une claque. Ryan Murphy et son équipe sont vraiment très fort cette saison.
On oublie ce qu’on pensait savoir sur l’intrigue depuis 5 épisodes puisqu’il ne s’agissait pas de la réalité mais… du tournage d’une émission de télé-réalité à succès. Celle ci étant inspirée par les faits vécus par le couple, qui n’étaient que les témoins qu’on voyait parler face caméra jusqu’ici , donc.

Sidney , le producteur ambitieux à l'origine de la télé-réalité My Roanoke Nightmare

Sidney , le producteur ambitieux à l’origine de la télé-réalité My Roanoke Nightmare

Les cartes sont redistribuées pour la suite de la saison , et je suis bluffée car je ne l’avais pas vu venir.
On rencontre la tête pensante à l’origine du projet : un réalisateur ambitieux , déterminé et sans états d’âme, Sidney, interprété par Cheyenne Jackson vu dans les saisons 4 et 5.
On assiste, partagés entre fascination et interrogation, aux coulisses de l’émission ; où l’on voit les décors, l’installation du plateaux, les acteurs.
Il s’agit par ailleurs de la part de Murphy d’une réflexion sur le monde de la télévision, souvent animé par un but de rentabilité permis par une fidélisation du spectateur (ou client ?), elle même possible en ayant ciblé et répondu à ses attentes.
Une réflexion aussi sur la multiplicité des écrans puisque les acteurs sont encouragés par la production à tout filmer de la vie du tournage via un téléphone n’étant doté que de l’outil caméra.
La réalité dépasse la fiction quand des événements étranges et dangereux se produisent sur les lieux du tournage (ex lieu réel de l’horreur). S’agit-t-il vraiment de présences surnaturelles ou Sidney est-il allé jusqu’à effrayer les acteurs pour rendre leur réactions encore plus crédibles et ainsi mieux satisfaire son audience ?
Cet épisode très attendu, car on avait annoncé un important twist à l’épisode 6 , ne déçoit absolument pas et confirme l’immense talent scénaristique et le ton engagé de Ryan Murphy.
Vivement la suite.

Episode 7

Episode un peu décevant car traînant un peu en longueur.
L’étau se resserre autour des habitants de la maison de l’horreur.
Après le meurtre de Rory, les habitants s’inquiètent de sa disparition mais ne trouvant pas son corps (seulement du sang) ils supposent que c’est un coup monté de la production pour les effrayer et que Rory a seulement dû quitter le tournage pour saisir une autre opportunité à Los Angeles.

Agnès – l’actrice qui incarnait La Bouchère – semble avoir trop bien acquis son rôle puisqu’elle tue et sème la terreur à son tour dans la maison. Habité par son personnage jusqu’à la folie et ne supportant pas d’avoir été évincé de ce qu’elle estime le rôle de sa vie, Agnès s’introduit sur le tournage et commet un carnage en tuant 3 membres de la production dont Sidney, et en blessant grièvement la véritable Shelby.

Agnes , devenue folle d'avoir joué ce rôle et évincé du projet décide de le faire payer à ses anciens collègues.

Agnes , devenue folle d’avoir joué ce rôle et évincé du projet décide de le faire payer à ses anciens collègues.

Cette partie – l’actrice qui devient son personnage jusqu’à l’extrême- aurait pu être une bonne idée mais l’on n’arrive pas à rentrer dedans. Peut-être ses passages sont-ils trop longs, redondants, voire pire : prévisibles.
Des protagonistes refont leur réapparition, à la différence qu’il ne s’agit plus de fiction : le duc qui hante le sous sol, la sorcière des bois, la famille de bouseux cultivatrice de cannabis cannibale (oui cela fait beaucoup) et à la fin de l’épisode la fameuse colonie perdue de Roanoke. Avec en tête de cortège, celle dont on attendait avec impatience l’apparition : La Bouchère, qui abat froidement Agnès, l’actrice qui l’interprétait et, d’après ses propres mots, l’idolâtrait.
Episode décevant car pas vraiment surprenant, l’intrigue n’avance pas énormément mais pose néanmoins des bases intéressantes pour la suite.

Episode 8

Bienvenue dans la maison de l’horreur. Les personnages sont confrontés aux horreurs de la ferme. Séparé en 2 groupes :

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D’une part Lee , Audrey et Monet (l’actrice qui jouait Lee) sont prises en otage par l’horrible famille de cannibale Polk ; de l’autre Dominic et Shelby tentent de se cacher des horreurs qui peuplent la maison.

Axé sur la torture et l’insoutenable visuel , cet épisode montre entre autre Shelby s’égorgeant elle même , des dents arrachés , une oreille coupée , Shelby brisant le crâne de la femme Polk à coup de marteau…
Résolument plus gore qu’à l’accoutumé, cet épisode ne fait pas progresser la narration et bien que loin d’être mauvais , il est un peu décevant.
La fin approche, il ne reste que peu de survivants : à savoir , Lee et Audrey qui vont à la fin de l’épisode retourner à la ferme Polk (pourquoi ? mais pourquoi ?) pour détruire les cassettes les montrant tuant.
Mais surprise, elles tombent nez à nez avec l’homme cochon à la porte ; ce qui est frappant car il fait jour.
Or, il s’avère être un acteur. Qu’est ce que cela nous réserve pour la suite ? Et si ce qu’on croyait être la réalité n’était en fait qu’une autre mise en scène ?
Imaginons : une mise en scène dans la réalité qui était autrefois une mise en scène qu’on croyait la réalité (ouf!) ? Ce serait brillant.
Vivement la suite ( oui je dis ça à chaque fois , mais les cliffhanger de cette saison sont vraiment bons!)

A dans deux semaines pour ma critique des deux derniers épisodes de la saison!






Fériel Lasledj




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