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Sonia Rykiel: 45 ans d’une marque mythique.

Sonia Rykiel: 45 ans d’une marque mythique.

Ce vendredi 27 septembre, la Sorbonne accueillait à l’occasion de la Fashion Week parisienne le défilé Sonia Rykiel. Sonia Rykiel, une marque de prêt-à-porter française, symbolique, féministe qui fête ses 45 ans cette année.

UN MYTHE

Le défilé vient de finir, Geraldo da Conceicao vient saluer rédacteurs, acheteurs et célébrités après ce défilé tout en couleurs. Sonia Rykiel, elle, est présente aux côtés de sa fille Nathalie devant, son œuvre, son héritage, et sa vie qui sont sur ce podium. Car cela fait maintenant 45 ans que Sonia Rykiel et sa marque accompagnent les femmes dans toutes leurs étapes importantes. Celle qui a contribué à l’émancipation des femmes à partir de 1968 et qui fut propulsée au sommet grâce au magazine ELLE eu un succès international, et fit l’unanimité dans le cœur de ses fidèles. Des mannequins qui sautent, qui rient ? C’est chez elle. Celle qui a libéré les femmes des tenues conventionnelles de l’époque, tailleurs cintrés et épaulés, c’est encore elle. Le public et le monde de la mode, qui continuent jusqu’à aujourd’hui à aimer ce style de Parisienne chic de Saint-Germain-des-Prés, sont attendris par son univers. En 2008, à l’occasion des 40 ans de la marque, un défilé anniversaire rend hommage à la créatrice fétiche. Les trente créateurs internationaux les plus influent (dont Karl Lagerfeld et Jean-Paul Gaultier) offrent leur vision de la femme Rykiel, ce qui clôtura le défilé spectacle organisé par Nathalie Rykiel au parc de Saint Cloud où sont présents Bertrand Delanoë, mais également Lionel Jospin. À cette occasion, ces créations sont mises à l’honneur au musée des Arts Décoratifs de Paris courant 2009. D’ailleurs, Loïc Prigent et sa caméra fétiche ont immortalisé le moment, tout en émotion, dans l’un des épisodes de la série « Le jour d’avant ».

UNE CRÉATRICE PAS COMME LES AUTRES

Unique. C’est le mot qui pourrait définir Sonia Rykiel. Car celle qui a un plat à son nom au Café de Flore a participé à de multiples projets, dont des projets littéraires (un créateur qui publie des écrits est une chose rare, voire absente dans le milieu). L’ « inventeuse de la démode » publie tout d’abord en 1993 « Tatiana Acacia », un conte pour enfant puis fini par s’attaquer au roman avec le sulfureux « Lèvres Rouges » en 2000, puis en 2012, « N’oubliez pas que je joue », où elle se dénude, tout en émotion et parle pour la première fois de sa maladie, son « p de p », « putain de Parkinson ».
Mais ce n’est pas tout. Elle s’attaque également au cinéma, ou bien, c’est plutôt le cinéma qui s’attaque à elle. En assistant à son défilé en 1993, le réalisateur Robert Altman a le projet de réunir les plus grands créateurs de l’époque dans un seul et même film, Prêt-à-Porter. La créatrice ne fera pas que jouer son propre rôle dans le film, elle y inspira le personnage principal interprété par Anouk Aimée. Et bien évidemment, elle est également la cible de plusieurs documentaires, dont Sonia Rykiel, l’intranquille réalisé par Frédéric Mitterrand en 2008.

UNE RELÈVE ASSURÉE ?

Cette marque, restée longtemps indépendante (après de longues années d’hésitation, elle est l’une des dernières marque à intégrer un groupe, l’équivalent chinois de LVMH, Fung Brands), reste encore aujourd’hui dirigée par Nathalie Rykiel, aujourd’hui vice-présidente du conseil d’administration. Lola Burstein-Rykiel, petite-fille de Sonia et fille de Nathalie Rykiel s’occupe de la communication de la marque aux Etats-Unis, mais est également très active sur les réseaux sociaux, notamment Instagram où elle y poste les photos des coulisses de la marque. Car malgré le fait que cette entreprise ne soit plus tout à fait indépendante, elle a pour vocation à rester dans la sphère familiale. Et n’oublions pas que Nathalie Rykiel, qui a débuté sa carrière dans la marque en étant mannequin, suit les traces de sa mère, en publiant elle aussi des romans : « Tu seras une femme ma fille », et puis « L’Élégance », sorti le 25 septembre, où, avec sa mère, ses filles, et quelques invités dont Pierre Hermé et Olivier Saillard (directeur du Musée Galliera) montrent leur vision de l’élégance d’une femme. Alors oui, la relève est bien assurée.

« La femme qui se dessine, dès les premières collections Rykiel, c’est une femme en marche. » Nathalie Rykiel, dans « L’Élégance ».

Sonia Rykiel dans son atelier en 1975

Sonia Rykiel dans son atelier à Paris, en 1975.

« L’Élégance » de Nathalie Rykiel (Autrement, 160 pages, 22 euros, sortie le 25 septembre)

« Tu seras une femme ma fille » de Nathalie Rykiel (Calmann Lévy)

« N’oubliez pas que je joue » de Sonia Rykiel et Judith Perrignon (L’Iconoclaste)

« Lèvres Rouges » de Sonia Rykiel (Grasset)

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