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This is not a love song festival 2014 [Compte rendu]

This is not a love song festival 2014 [Compte rendu]

Les 29, 30 et 31 mai a eu lieu à la Paloma à Nîmes la deuxième édition du festival d’indie-rock This is not a love song.

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Plusieurs nouveautés par rapport à l’année passée, si la première édition se déroulait uniquement dans la petite et la grande salle de Paloma, une scène extérieure a vu le jours cette année, accueillant des concerts gratuits (et non des moindres) de 14 à 18 heures.

Voici mon compte rendu des deux premières journées auxquelles j’ai assisté :

Jeudi 29 mai

C’est sous un soleil de plomb que les londoniens de Filthy Boy ont donnés le coup d’envois de ces trois jours sur la scène plein air, suivis de Speedy Ortiz originaire du Massachusetts, deux premiers concerts très sympathiques. La partie gratuite du festival s’est terminée a 18h après le concert de l’excellent groupe de rock psychédélique Temples, un des records d’audience de la soirée pour les jeunes Anglais, qui de festival en festival, s’imposent sur la scène rock britannique. 1394082_782658301774900_51070438647760792_n

Temples sur la scène extérieur du TINALS festival

J’ai ensuite assisté à la moitié du concert des Américains de Man or astro-man? dont la mise en scène, les combinaisons spatiales et surtout l’énergie dépensée sur scène par une guitariste, un batteur et un autre guitariste endiablés sont à souligner. Mais trop assourdissant pour moi, j’ai préféré me rafraichir au bar en attendant le concert de Lee Ranaldo and the Dust sur la scène extérieure.

C’est confortablement installé à l’ombre dans un des transats du « jardin éphémère » créé pour l’occasion que j’ai assisté au concert Lee Ranaldo, guitariste du groupe Sonic Youth. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a là affaire à de sacrés musiciens.

Je me suis ensuite dirigé vers la grande salle pour le concert de Slowdive, planant à souhait et très agréable à écouter, idéal pour souffler un coup avant de découvrir ce qui se tramait dans les coulisses de la scène extérieure…

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Slowdive sur la scène de la grande salle (photo du groupe)

Une des têtes d’affiches du festival jouait ce soir là, The Fall, figure de la scène new-wave de la fin des années 70 avec comme leader Mark E. Smith, chanteur et unique membre permanent du groupe. Disons que The-Fall n’est pas vraiment un groupe de ma génération, j’ai donc écouté à plusieurs reprises leurs albums « kurious oranj »  et « Bend Sinister » que j’ai beaucoup aimé, j’attendais donc ce concert avec impatience … c’était sans compter sur le fait que Mark E. Smith débarque sur scène avec un taux d’alcoolémie conséquent, hurlant dans le micro, faisant des larsens et débranchant des câbles … sans moi merci, on me dira plus tard que tout les concerts de The-Fall ressemblent à ça depuis des années et que cela fait parti du charme du groupe, certes c’est rock .. mais je reste dubitatif.

C’est à 23h00 que jouait le groupe Canadien Suuns. Encore un groupe que j’attendais avec impatience, et qui a (cette fois) très nettement satisfait mes attentes ! Certes ça joue très fort mais Suuns sur scène je vous garantis que c’est à voir. Le groupe a enchainé un mélange de titres de leurs deux premiers albums et a séduit une très grande partie du public (à en croire les centaines de têtes qui « head-bangaient » devant moi). Mention spécial aux ingés sons pour les basses sur le morceau « Gaze ». Un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté de ces deux jours.

J’ai ensuite terminé la soirée dans la petite salle avec le groupe Français Moodoid que j’avais déjà vu en première partie de Phoenix (et dont l’interview réalisé par mes soins est disponible ici). Costumes à paillettes et reverb au rendez-vous ! Le groupe a enflammé « le club » en jouant des morceaux de leur EP, de leur album qui sortira en août, ainsi qu’une reprise du Velvet Underground.

Très bonne première soirée pour ma part ; jouaient aussi ce soir là Ry X, The Cambodian Space Project, The Brian Jonestown Massacre, Southern, et Jon Spencer Blues Explosion.

Vendredi 30 mai

Pour cette deuxième journée je suis arrivé plus tard sur les lieux, ratant ainsi les concerts de Wooden Shjips, Country Barnett et SuperChunck dans la formule gratuite du festival.

J’ai donc commencé par le groupe Américain Midlake que j’avais déjà beaucoup aimé sur disque avec leur album « Antiphon » et dont je ressort avec une très bonne impression. Remarquons l’utilisation d’une flute traversière a côté des guitares, basses, batterie et claviers, notons que ce n’est pas courant !

J’ai ensuite aperçu une partie de Findlay, trio très sympathique (avec une chanteuse en salopette à pois rouges) sur la scène extérieure.

Ensuite, à 21h, concert de Earl Sweatshirt. Alors Earl Sweatshirt c’est le « ? » de cette programmation très branché rock, enfin, un peu de Rap US c’est excellent pour changer un peu de style ! Très bonne ambiance quoi qu’il en soit dans les premiers rangs. J’avoue ne pas connaitre tout le répertoire de Earl mais les quelques morceaux que je connaissais ont été interprétés, ce qui était très appréciable. De plus, très bon son (avec de grosses basses !) en ce qui concerne les instrus. (Lukas en tant que DJ pour les connaisseurs)

La grosse grosse grosse claque de la soirée a été pour moi The Black Lips sur la scène extérieur. Le groupe de rock garage Américain  a littéralement enflammé le public Nîmois en jouant leur dernier album taillé pour le live. Un public qui monte sur scène à chaque morceau et qui a suivit les riffs saturés des Black Lips durant toute la durée du concert. Une vraie ambiance de festival dont on ne peut que ressortir conquis !

The Black Kips – Modern Art (Live on KEXP)

J’étais encore sous le choc des The Black Lips lorsque je suis rentré (avec difficulté en raison du nombre trop élevé de personnes voulant rentrer) dans le la petite salle de la Paloma pour le concert de Har Mar Superstar. Autant je savais a quoi m’attendre avec les Black Lips, autant j’allais voir Har Mar Superstar un peu à l’aveuglette après avoir écouté une poignée de morceaux seulement. Une vrai show menée par un chanteur déjanté capable de chanter en faisant un arbre droit durant tout un morceau. Impossible de ne pas avoir envie de danser. Impossible de ne pas demander un rappel !
Légère déception cependant de voir que les cuivres soient enregistré sur bandes au lieu d’être joués sur scène par de vrais musiciens. Cependant si je devais retenir une découverte live de ce festival ce serait sans hésiter Har Mar Superstar, dont j’écoute l’album en boucle depuis maintenant quatre jours !
En sortant de Har Mar Superstar j’ai eu l’occasion de voir la fin du concert de Ty Segall mais je n’ai pas vraiment eu le temps de rentrer dedans.
C’est enfin Daniel Avery le nouveau chouchou de la scène électro Anglaise qui a terminé cette deuxième soirée à 2h du matin dans la grande salle !

Jouaient aussi ce soir là Meridian Brothers, Neutral Milk Hotel, Cat Power (en solo) et Jungle

This is not a love song en bref …

Une super ambiance, une super programmation, un super lieu aménagé pour l’occasion, des ateliers en tout genres (sérigraphie, couronne de fleures, coiffeur, massage, disquaire, graph …) cette deuxième édition du festival This is not a love song dont la programmation suit en partie celle du festival de Primavera en Espagne a tenu toutes ses promesses et a bien évolué depuis l’année dernière … on attend avec impatience la troisième édition !

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Gaël Bouquet

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Rédacteur en chef du pôle culture de Newsyoung.fr

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