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Vers un Printemps Béninois ?

Vers un Printemps Béninois ?

Cotonou, Capitale économique du Bénin, a été le Théâtre de violents échauffourées le lundi 4 mai, suite à la tentative d’arrestation de Candide Azannaï – farouche opposant au Président de la République – par des éléments des forces de sécurité publique.

Tout commence lorsque des éléments de la Gendarmerie Nationale font irruption à la mi-journée, au domicile de Candide Azannaï, ténor de l’opposition Béninoise et ancien ministre, avec pour justificatif, une convocation pour ce dernier. C’est ce qui va provoquer le carnage. En effet la population s’est soulevée afin d’empêcher l’arrestation de l’opposant, jugée arbitraire.

Il faut cependant rappeler que lors des dernières campagnes législatives, le Président Yayi Boni et son ancien ministre s’étaient lancés des invectives. Le premier traitant l’autre de ‘’petit bandit’’ et le second traitant l’autre de ‘’Psychopathe‘’. Il est donc clair que tout ceci intervient dans une atmosphère déjà assez tendue. La foule, en colère, est descendue dans les rues scandant l’hymne national, brûlant de nombreux pneus, vandalisant tout sur son passage, bloquant d’importants axes routiers avec pour conséquences, de gros embouteillages à la sortie Nord-Est de la ville.

Les affrontements avec les forces de l’ordre ont fait de nombreux blessés et de nombreux dégâts tant matériels que financiers. Toujours est-il que de nombreux jeunes, gourdins en main, ont traîné dans les rues jusque tard dans la nuit, tapant sur les voitures en criant ‘’Yayi Boni dehors’’.

Une marche le mercredi suivant

Le Secrétaire Général du Gouvernement, Alassani Tigri, a expliqué que le député avait été convoqué pour ces propos tenus pendant la précédente campagne. Il aurait ‘’systématiquement pris le Président de la République pour une cible à couvrir d’injures’’. Bruno Amoussou, le Chef du Parti de l’Union Nationale, dont est issu Candide Azannaï, a quant à lui, appelé les béninois à marcher le mercredi 6 mai, pour le respect des principes fondamentaux d’une démocratie chère au Bénin. Cette marche s’est tenue malgré l’interdiction formelle du Ministre de l’Intérieur, Simplice Codjo.

Intervenu le jour de la marche sur une chaîne locale, avec une pléiade d’opposants, le concerné a déclaré avoir été victime d’une tentative d’enlèvement car, d’après lui, ladite convocation aurait été rédigée à son domicile alors qu’on essayait de mettre la main sur lui. Il a par ailleurs mis fin à la marche en invitant ses partisans à rentrer chez eux, tout en mettant en garde le Chef de l’Etat contre toute autre tentative visant à nuire à son intégrité ou à celle d’une toute autre personne.

Espérons que le calme observé depuis ce mercredi soit définitif, sachant que des élections communales sont prévues pour le 31 mai.

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Jeune Africain rêvant d'émancipation.

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